L’ex-Cantonnier Daniel Poudrier décède à 62 ans
HOCKEY. Membre de la première heure des Cantonniers de Magog, l’ex-hockeyeur Daniel Poudrier s’est éteint le 29 juin dernier à l’âge de 62 ans, à sa résidence de Thetford Mines.
Natif de cette ville minière, Poudrier avait fait partie des deux premières éditions de l’histoire des Cantonniers, de 1979 à 1981, suivi un an plus tard de son frère Serge (1982-83).
Le défenseur de 6’02 avait ensuite connu une belle carrière junior (avec Shawinigan et Drummondville), avant de faire le saut chez les professionnels.
Repêché par les Nordiques de Québec en 1982, il aura disputé 25 matches dans la Ligue nationale de hockey au milieu des années 1980. Il aura toutefois passé la majeure partie de sa carrière en Europe, majoritairement en Allemagne.
Il a accroché ses patins en 2005, après avoir disputé cinq saisons dans la Ligue nord-américaine, avec la formation de sa ville natale.
Très attaché à son milieu, il a aussi agi comme conseiller municipal de Thetford Mines pendant quatre ans. Selon les informations recueillies, son décès serait attribuable à une tumeur cérébrale qui l’affligeait depuis plus d’un an.

Daniel Poudrier (à l’extrême-droite) avait participé aux retrouvailles de la première édition des Cantonniers, en septembre 2015 à Magog. On l’aperçoit en compagnie des autres “joueurs fondateurs” de la concession magogoise. (Photo Le Reflet du Lac – Archives/Patrick Trudeau)
Lié à Magog
Même si son passage à Magog date de plus de 45 ans, Daniel Poudrier y avait gardé de nombreux liens. C’est d’ailleurs ici (plus précisément à Omerville) qu’il y a rencontré sa conjointe Sylvie Lussier, qui partageait encore sa vie au moment de son décès.
Le Magogois Pat Fortin, qui a été l’un des premiers à faire sa connaissance à son arrivée dans la Ligue midget AAA, a pour sa part toujours gardé contact avec lui.
“Il est demeuré en pension chez nous durant ses deux années à Magog et nous avions la même date de naissance (15 février 1964). Mon fils (Luka) a même habité en pension chez lui pendant un an, pendant qu’il suivait une formation à Thetford Mines. La nouvelle de son décès est très difficile à encaisser”, a avoué M. Fortin sur un ton émotif.
“Je voyais Daniel régulièrement depuis un an puisqu’il venait tous les mois au CHUS (à Sherbrooke) pour se faire soigner. C’était très pénible de voir un grand gaillard comme lui, qui s’était gardé en bonne condition physique toute sa vie, perdre graduellement ses facultés à cause de la maladie.”
“C’est terrible de voir un ami partir, surtout quand c’est quelqu’un de notre âge. Son départ et celui tout récent de Christian Quirion (un Magogois décédé le 14 avril dernier à 63 ans) nous rappellent que la vie est très fragile”, a conclu Pat Fortin.
