Le Défi Everest Orford atteint son objectif

ASCENSION. Écourtée d’une journée par rapport à l’an dernier, la 7e édition du Défi Everest Orford a tout de même atteint ses objectifs en accompagnant 32 personnes jusqu’au sommet du Mont-Orford, tout en récoltant 50 000 $ pour l’organisme AlterGo et la Fondation des sports adaptés.

Présenté du 25 au 27 septembre, l’événement a réuni plus de 200 randonneurs répartis à travers des dizaines d’équipes, et ayant comme mission de transporter à l’aide de fauteuils adaptés des personnes ayant des enjeux de mobilité.

Une douzaine d’équipes ont pris part à la dernière montée du week-end, dont celle de la doyenne Diane Ruel (92 ans). (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)

Parmi les participants, on retrouvait quelques habitués tels que le paralympien Jonathan Vermette, le champion de curling au fauteuil roulant Carl Marquis ainsi que le porte-parole de l’événement, le jeune Magogois Marc-Olivier Savard.

Ce dernier, qui a maintes fois milité pour l’inclusion et les droits des personnes à mobilité réduite, a connu une année 2026 plutôt chargée avec un passage à Tout le monde en parle, une participation à la série documentaire « Toucher » et l’achat d’une première maison.

« J’ai quitté la résidence où j’habitais avec ma mère pour déménager dans ma propre demeure. C’est déjà une gestion en soi d’acquérir une propriété, alors imaginez quand on a des limitations physiques. Mais je suis quand même heureux de l’avoir fait », a-t-il reconnu, avec un mélange de joie et de fierté.

« Je suis content de revenir au Défi, car c’est une initiative qui s’inscrit parfaitement dans l’inclusion et la démocratisation du sport », ajoute celui qui gagne sa vie comme analyste financier au sein de l’entreprise Kezber, à Magog.

Le fondateur cède sa place

Créé par Fernand Courchesne, le Défi Everest Orford se tenait pour la première fois sans son fondateur, qui avait décidé de s’octroyer une pause pour des raisons personnelles.

Le week-end était donc organisé conjointement par les équipes d’AlterGo et de la Fondation des sports adaptés. « Nous sommes fiers de reprendre le legs de M. Courchesne, qui a mis en place un événement bien structuré. Grâce à lui et aux bénévoles qui poursuivent le travail, nous avons permis à 32 personnes de vivre une expérience unique dans la montagne », a lancé la directrice générale adjointe d’AlterGo, Émilie Bouchard Labonté.

Directrice adjointe d’AlterGo, Émilie Bouchard Labonté, se réjouissait de voir 32 personnes avec limitations avoir la chance d’accéder au sommet du Mont-Orford.  (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)

Fernand Courchesne s’est tout de même offert une petite randonnée symbolique lors de la dernière montée, dimanche en fin d’avant-midi, pour saluer les bénévoles et les participants. « Le Défi est entre bonnes mains et ça m’a fait du bien de ne plus en assurer la gestion. J’avais besoin de me reposer un peu et de penser à ma santé. Mais soyez sans crainte, j’ai d’autres projets en tête pour recommencer à m’impliquer », a-t-il laissé savoir avec son enthousiasme habituel.

La mairesse de Magog, Nathalie Pelletier (4e à partir de la gauche), avait réuni des membres de sa famille pour conduire sa mère au sommet du Mont-Orford. À ses côtés, on retrouve également le fondateur Fernand Courchesne (3e), la mairesse de Bolton-Est et bénévole du Défi, Élaine Thivierge (2e) ainsi que le maire du Canton d’Orford, Alain Brisson (1er).  (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)