Émilie Labonté portera les couleurs du Collège Stanstead

Par Patrick Trudeau
Émilie Labonté portera les couleurs du Collège Stanstead
L'Olympienne Caroline Ouellette a vanté publiquement les qualités de leader de la Magogoise Émilie Labonté. (Photo : gracieuseté)

HOCKEY. Après une saison riche en émotions et en faits d’armes, la hockeyeuse Émilie Labonté s’apprête à franchir une nouvelle étape de sa carrière sportive alors qu’elle joindra dès l’an prochain le programme de hockey féminin du Collège Stanstead.

La Magogoise de 13 ans emprunte ainsi un parcours s’apparentant à celui d’une autre hockeyeuse d’ici, Alexie Guay, qui avait elle-même joint les rangs du Collège Stanstead en 2014, avant de graduer avec Boston College dans le circuit universitaire américain.

Ces deux jeunes athlètes ont d’ailleurs, jusqu’à maintenant, des profils similaires. Elles évoluent toutes deux au poste de défenseur et elles ont chacune occupé le rôle de capitaine lors de leur dernière saison au niveau pee-wee AAA (M13), dans des équipes exclusivement masculines.

Émilie a toutefois dû faire face à un défi supplémentaire en début de saison lorsqu’elle a été retranchée du camp des Harfangs de Sherbrooke. Déterminée à jouer dans le calibre le plus élevé en province, elle a tenté sa chance avec les Gouverneurs de Massey-Vanier M13 AAA, qui l’ont accueillie à bras ouverts et qui lui ont même confié le poste de capitaine. « On a connu une saison un peu plus difficile, mais j’ai vraiment vécu une belle expérience à Cowansville », a-t-elle louangé sur un ton empreint de reconnaissance.

Une leader reconnue

Si les qualités de leader d’Émilie Labonté ont été décelées immédiatement par l’organisation des Gouverneurs, l’histoire s’est répétée lors du Tournoi international pee-wee de Québec, auquel elle a pris part il y a quelques semaines.

Sélectionnée au sein de l’équipe d’étoiles féminine qui évoluait dans la division M13 BB (masculin), l’arrière-garde magogoise s’est également vu confier le rôle de capitaine lors de cet important rendez-vous.

C’est le personnel d’entraîneurs, et en particulier l’instigatrice de l’équipe, Caroline Ouellette, qui a vu en elle la candidate idéale pour porter le « C » sur son chandail.

« J’étais contente lorsqu’on m’a nommée capitaine des Gouverneurs, mais j’étais encore plus fière d’occuper ce titre avec la formation des étoiles », avoue Émilie Labonté.

« Je sais que Caroline Ouellette a eu son mot à dire dans cette nomination. Et quand ça vient d’une fille qui a joué aux Olympiques et qui a été elle-même capitaine de l’équipe canadienne, c’est quand même très flatteur », a-t-elle fait valoir.

Incidemment, Mme Ouellette n’a pas manqué de vanter publiquement les mérites de sa jeune capitaine, qu’elle avait rencontrée une première fois il y a trois ans lors d’un camp en Beauce.  « Je suis tellement fière de l’athlète et de la leader qu’elle est devenue! Une jeune femme déterminée, dévouée et à l’écoute de ses coéquipières. Son ascension est fulgurante et elle est un exemple pourquoi la représentation est importante », a vanté l’ancienne attaquante d’Équipe Canada sur sa page Facebook.

Bien qu’elles aient été éliminées du Tournoi de Québec à leur troisième rencontre, les jeunes étoiles féminines pourront peut-être se vanter d’avoir fait bouger les choses.

Quelques jours après la fin de l’événement, l’organisation du Tournoi pee-wee annonçait la création d’une division exclusivement féminine dès la prochaine édition, une première dans l’histoire de cet événement.

Parions que des ambassadrices comme Caroline Ouellette et Émilie Labonté ont pesé dans la balance.

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