Geneviève Bélanger mise K.O. par un accident de vélo

Par Patrick Trudeau
Geneviève Bélanger mise K.O. par un accident de vélo
Geneviève Bélanger visait une troisième participation consécutive à l'Ironman d'Hawaï. Elle devra reporter son projet à 2018.

CHUTE. La cohabitation entre les vélos et véhicules routiers traditionnels comporte son lot de risques, comme a pu le constater la cycliste Geneviève Bélanger, récemment mise hors de combat à la suite d’une collision avec une automobile.

Des fracture à deux vertèbres et au bassin, une entorse au poignet et une commotion cérébrale, voilà le bilan sommaire de son douloureux face-à-face avec une automobile, le 18 juin dernier en après-midi, dans le secteur Rock Forest à Sherbrooke.

La voiture, qui circulait en sens inverse, a effectué un virage à gauche sans apercevoir Geneviève Bélanger, qui s’amenait sur sa bécane à quelque 50 km/h. «Ça a frappé tellement dur. J’ai eu beau freiner de toutes mes forces, ça ne m’a pas empêché de passer par-dessus mon guidon et de heurter le toit de la voiture, avant de me retrouver au sol», a expliqué l’athlète de 31 ans.

Sonnée et souffrant à plusieurs endroits, la jeune femme a été immobilisée par les paramédics et conduite à l’hôpital, où on lui a fait passer plusieurs tests. «Je n’ai pas bougé de 13 h à 20 h 30. C’était assez paniquant. Je reconnais que j’aurais pu me blesser plus sérieusement et rester paralysée. Somme toute, j’ai été assez chanceuse de m’en tirer de cette façon», estime-t-elle.

Partie remise pour 2018

Déjà blessée à un pied depuis plusieurs mois, Geneviève Bélanger a dû se résoudre à mettre une croix sur sa saison de compétitions 2017, elle qui visait une troisième participation consécutive au célèbre Ironman d’Hawaï. «Ce ne sera pas possible cette année. Je vais plutôt tenter de me qualifier pour 2018 et le faire avec mon père», a lancé celle qui est la fille de l’homme d’affaires et triathlète Gilles Bélanger.

Ébranlée psychologiquement et physiquement par son accident, l’athlète magogoise s’est  résignée à y aller un peu plus doucement sur l’activité physique, et elle a même désactivé temporairement sa page Facebook personnelle pour mieux «décrocher» du milieu sportif. «J’ai besoin de me ressourcer et de prendre le temps de me guérir», a-t-elle expliqué.

Avouant sa nature téméraire, la jeune femme estime qu’elle ne roulera plus jamais de la même façon. «Je n’ai jamais eu peur sur la route et j’ai toujours fait confiance aux automobilistes. Ce sera peut-être une bonne chose d’être un peu plus craintive. En tout cas, je vais être plus prudente; j’ai même déjà acheté des phares (avant et arrière) pour les installer sur mon vélo et être plus visible», a lancé la représentante de l’équipe de triathlon Vivre à Fond, en évitant de blâmer le conducteur à l’origine de l’accident.

Au moins un mètre de distance

Avec l’été qui s’est finalement pointé le bout du nez, la Régie de police Memphrémagog rappelle aux automobilistes qu’ils doivent respecter certaines règles lorsqu’ils croisent des cyclistes.

Lors du dépassement d’un vélo, les voitures ou autres doivent laisser un corridor de sécurité d’au moins 1 mètre en zone urbaine et 1,5 mètre en zone rurale.

De leur côté, les cyclistes ont l’obligation de circuler à droite de la chaussée, de circuler en file (maximum de 15) et de respecter la signalisation (arrêts, feux de circulation, piétons, etc.).

«N’en déplaise à certains automobilistes, les cyclistes ont le droit de circuler sur les routes, mais ils doivent respecter les règles», explique un communiqué émis par la Régie.

«Mais, des deux usagers de la route, les cyclistes sont les plus vulnérables et peu importe leur comportement, aucun d’eux ne mérite d’être frôlé par une voiture. Et aucun automobiliste ne voudrait être responsable d’un accident causant des blessures ou la mort. Le respect et la courtoisie rendent facile le partage de la route», conclut-on.

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