Ève Germain-Boily : l’organisatrice au grand cœur
HONNEUR. Le printemps a été particulièrement fructueux pour Ève Germain-Boily, qui a reçu deux importants prix et qui a été à la tête d’un événement caritatif et rassembleur, tout ça, à 17 ans seulement.
L’étudiante du Canton d’Orford a en effet reçu la Médaille de la Lieutenante-gouverneur du Québec, le 26 avril dernier à Stanstead, avant de se voir décerner le prix annuel du RSEQ Cantons-de-l’Est trois semaines plus tard (15 mai), à titre d’élève ayant le plus contribué au développement des activités physiques et sportives dans son milieu.
Ces deux récompenses découlent de l’organisation d’une grande marche au profit de l’organisme Tel-Jeunes, qui avait lieu le 7 mai dernier à Sherbrooke. Grâce au travail d’Ève Germain-Boily, 1400 personnes se sont rassemblées pour la cause et ont permis d’amasser un peu plus de 2000 $.
“J’ai choisi cet organisme, car je trouvais important de le faire connaître auprès des personnes de mon âge”, a indiqué l’élève de 5e secondaire au Séminaire de Sherbrooke.
“L’an dernier, un collègue de classe s’est confié à moi parce qu’il avait des idées noires, et je l’ai dirigé vers Tel-Jeunes, puisque je ne me sentais pas outillée pour l’aider adéquatement. Il existe des ressources pour soutenir les jeunes, mais malheureusement, elles sont souvent méconnues”, constate-t-elle.
Sur les traces de son grand-père
Sportive de longue date (elle joue notamment au soccer AAA), impliquée dans son milieu scolaire et reconnue pour son dynamisme, la double récipiendaire avoue avoir ressenti une certaine fierté en recevant ses récents prix. “J’étais en cours lorsque j’ai vu apparaître un courriel m’annonçant qu’on allait me remettre la Médaille de la Lieutenante-gouverneur. Je n’ai pas pu m’empêcher de pousser un cri en pleine classe”, raconte-t-elle en riant.
Ayant une propension naturelle à aider les autres, Ève Germain-Boily espère un jour être médecin, tout comme son grand-père, le regretté Dr Jean Boily, qui a pratiqué pendant plus d’un demi-siècle dans la région Magog-Orford.
“Je rêve de faire ce métier depuis l’âge de deux ans. À son décès (en 2021), mon grand-père m’a légué sa mallette médicale et tous ses livres de médecine. Ce serait un honneur de suivre ses traces”, conclut-elle.
