1200 cyclistes rouleront sur les routes estriennes

ÉVÉNEMENTS. Quelque 1200 cyclistes sont attendus sur les routes de l’Estrie à l’occasion de la 32e édition du Grand Tour de Vélo Québec, entre les 1er et 6 août.

Le départ de cet événement cyclotouristique sera donné sur les terrains de l’Exposition agricole d’Ayer’s Cliff, le samedi 1er août. Le parcours initial passera notamment par Compton et North Hatley avant de terminer la première boucle à Sherbrooke.

C’est d’ailleurs dans la Ville Reine que tous ces amateurs de vélo établiront leur camp de base pendant trois jours. Certains coucheront dans des hôtels, mais la majorité dormira sous la tente au parc Central et à l’École du Boisjoli. Ils se donneront rendez-vous dans cette agglomération de Rock Forest avant d’explorer d’autres circuits sur route ou sur des chemins de gravier.

Les MRC du Val-Saint-François et de Coaticook sont au programme des journées 2 et 3. Le campement se déplacera ensuite à Waterloo pour ériger un mini-village à l’École Wilfrid-Léger. Les jours 4 (Magog-Orford) et 5 sont également consacrés aux MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi. Retour à Ayer’s Cliff le 6 août à partir du camp de Waterloo.

Directeur général de Vélo Québec, Jean-François Rheault invite les automobilistes à la prudence et à la patience pendant cette semaine dédiée au cyclisme. Des véhicules et des encadreurs accompagneront les groupes pour sécuriser les déplacements.

M. Rheault voit l’Estrie comme un terrain de jeu idéal pour découvrir ses paysages, son relief et ses attraits touristiques. «L’Estrie figure parmi les meilleures régions du Québec pour le vélo», estime celui qui tient à féliciter la belle culture du cyclisme dans la région.

Vélo Québec précise que ce rassemblement «festif» n’est pas une compétition. Il s’agit d’un événement ayant comme objectif le plaisir, le dépassement personnel et la découverte, plutôt que la performance.

«Le Grand Tour a évolué au fil des ans pour devenir plus accessible, incluant dorénavant des parcours raccourcis de 50 à 60 km, et non seulement des 100 km par jour, résume M. Rheault. On offre aussi un encadrement complet, comprenant le soutien mécanique, les repas, l’hébergement et l’animation en soirée.»

Toujours selon le porte-parole de Vélo Québec, l’état du vélo se porte relativement bien en Estrie. Il cite en exemple les investissements facilitant le partage de la route à Bromont, à Eastman et dans les environs de Granby. Il juge le portrait plus nuancé à Sherbrooke, une ville qu’il considère posséder un fort potentiel de développement. Un rapport sur l’état du vélo à Sherbrooke sera d’ailleurs publié l’automne prochain afin d’évaluer plus précisément la situation.

Plus largement, Vélo Québec rappelle que le vélo constitue une solution à plusieurs enjeux contemporains, qu’il s’agisse de mobilité, de santé publique, d’environnement ou encore de développement économique. L’organisme estime que les municipalités ont tout intérêt à poursuivre leurs investissements dans des infrastructures sécuritaires afin d’encourager les déplacements actifs et le cyclotourisme.

Concernant la Route verte, M. Rheault souligne qu’elle représente un actif majeur qui doit continuer d’évoluer. Vélo Québec croit qu’il faut continuer l’entretien et le développement de ce réseau aménagé depuis plus de 30 ans.