Les pays du G7 en faveur d’un guide pour aider les PME à adopter l’IA

MONTRÉAL — La réunion des ministres de l’Industrie, du Numérique et de la Technologie des pays du G7 s’est terminée mardi après-midi avec une déclaration commune en faveur d’un cadre de référence pour l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) par les PME.

Sous la direction du Canada, ce cadre est défini comme «un guide pratique» devant aider les petites et moyennes entreprises à adopter de manière responsable l’IA.

Il «a été accueilli favorablement» par les pays du G7, a soutenu Ottawa au terme de la rencontre qui se tenait à Montréal depuis lundi.

Le cadre s’accompagne d’une trousse qui offre des «ressources concrètes» pour soutenir les entreprises dans leur recours à l’IA. Le guide pratique contient aussi des «cas fiables d’utilisation et des stratégies de déploiement pour accélérer la productivité et l’adoption responsable» de cette technologie.

«Les PME veulent savoir comment adopter l’IA. Nous avons développé une boîte à outils pour les PME, prête à l’emploi et des solutions fiables qui aident les entrepreneurs à avancer plus vite, à être plus compétitives et à donner de nouvelles idées sur le marché», a expliqué le ministre canadien de l’IA et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, en conférence de presse, aux côtés de sa collègue à l’Industrie, Mélanie Joly.

Le cadre fait suite à un engagement pris lors du Sommet des dirigeants du G7 en juin dernier à Kananaskis, en Alberta. Le plan entériné par les membres du G7 a été développé avec des instituts nationaux et l’OCDE, a précisé M. Solomon.

Au dernier jour de cette réunion des ministres du G7, le ministre a aussi annoncé la signature d’un protocole d’entente avec le Royaume-Uni sur l’infrastructure numérique publique nationale. Il vise à renforcer l’engagement des deux pays pour des systèmes numériques sécuritaires et interopérables.

La veille, M. Solomon a annoncé le projet d’une «alliance numérique Canada-Allemagne», ainsi que la signature de deux protocoles d’entente avec l’Union européenne en matière d’IA.

Questionné mardi à savoir ce qu’on devait déduire du fait qu’aucune entente de ce genre n’avait été conclue avec les États-Unis ces deux derniers jours, M. Solomon a soutenu que le Canada avait déjà des «échanges commerciaux très solides» avec nos voisins du Sud.

Ottawa cherche désormais à approfondir ses relations commerciales avec ses partenaires européens dans un nouveau contexte géopolitique évoluant rapidement, a indiqué le ministre, qui évoque que l’idée n’est pas de choisir un camp.

Il a par ailleurs révélé avoir eu des discussions «très productives» avec son homologue américain.

La ministre Joly a pour sa part affirmé avoir eu des échanges avec ses homologues sur les semi-conducteurs et les minéraux critiques, entre autres, ainsi que sur la compétitivité du G7 dans la nouvelle réalité commerciale.

Les deux ministres libéraux ont coprésidé ce qui constituait la dernière réunion du G7 sous la présidence du Canada.