Les emplois de Transplant Québec seront sécurisés lors de la fusion avec Héma-Québec
MONTRÉAL — Transplant Québec et Héma-Québec entament des discussions afin que la fusion des deux organisations — prévue dans le projet de loi 7 — se fasse sans impact sur le processus de don d’organes. Les emplois du personnel de Transplant Québec seront sécurisés dans le processus de transfert des activités.
Dans un communiqué diffusé lundi, Héma-Québec assure que dans tous les modèles explorés, «les emplois des membres du personnel seront sécurisés, car leur expertise est hautement reconnue».
Les deux organisations disent vouloir partir sur de nouvelles bases. Une première rencontre a déjà eu lieu la semaine dernière, et les deux parlent maintenant d’une collaboration afin de trouver une solution gagnante pour tout le monde. Elles visent ultimement à améliorer ensemble le processus de don d’organes au Québec.
Lors des consultations particulières sur le projet de loi 7 — «Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires» — Transplant Québec avait averti que la fusion risquait de fragiliser le processus de don d’organes, mettant ainsi en péril des centaines de vies chaque année.
De son côté, Héma-Québec disait vouloir conserver l’expertise de Transplant Québec, qui possède 55 années d’expérience dans le domaine du don d’organes. La société d’État avait fait savoir qu’elle évaluait la possibilité d’intégrer Transplant Québec sous forme de filiale, «ce qui n’engendrerait aucun changement à court terme quant aux façons de faire et à la gestion de l’organisation», selon Héma-Québec.
On ne sait pas encore si c’est le modèle de la filiale qui sera retenu. Les deux organisations poursuivront les discussions dans les prochaines semaines afin d’étudier différents scénarios de collaboration. C’est le gouvernement qui a demandé à Héma-Québec et Transplant Québec de s’asseoir ensemble et de revenir avec des propositions.
Dans le cadre de ces travaux, des groupes de patients et des acteurs du réseau de la santé impliqués dans le don et la transplantation d’organes seront consultés.
À la fin du processus, des recommandations seront transmises au gouvernement du Québec et guideront les prochaines étapes. Héma-Québec et Transplant Québec s’attendent à pouvoir remettre leurs recommandations à la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, au début de 2026.
Selon le projet de loi de la ministre Duranceau, le financement de Transplant Québec doit prendre fin le 1er avril 2026.
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