La GRC révèle des détails sur les armes utilisées dans la tuerie à Tumbler Ridge
TUMBLER RIDGE — Les agents agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de la petite communauté de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, ont décrit leur arrivée sur les lieux chaotiques à l’école secondaire locale.
Les alarmes incendie retentissaient et quelqu’un a crié aux agents depuis une fenêtre: «Le suspect est à l’étage.»
«Ils sont entrés dans l’école, se sont immédiatement dirigés vers la cage d’escalier, ont commencé à monter les marches et ont essuyé des coups de feu à l’intérieur de l’école», a indiqué vendredi le sous-commissaire de la GRC, Dwayne McDonald, aux journalistes réunis devant la mairie de la communauté.
En quelques secondes, d’autres coups de feu ont été tirés, non pas en direction d’une personne, mais d’elle-même, a ajouté M. McDonald à propos de la tueuse.
«Je peux affirmer avec certitude qu’à partir du moment où la suspecte a rencontré la police, aucun autre élève de l’école n’a été blessé», a-t-il précisé.
Mais à ce moment-là, mardi après-midi, 6 personnes — 5 enfants âgés de 12 et 13 ans et une aide-enseignante — étaient mortes, une tragédie qui a bouleversé la petite communauté de Colombie-Britannique.
La police a mentionné que Jesse Van Rootselaar, 18 ans, avait auparavant tué sa mère et son frère de 11 ans au domicile familial, situé à environ 2 kilomètres de l’école. Elle avait une arme longue et un fusil modifié à son arrivée à l’école.
Alors que les équipes médico-légales prévoient de travailler tout le week-end dans cette école qui accueille des élèves de la 7e à la 12e année, la communauté très soudée, où tout le monde se connaît, se souvient des élèves Kylie Smith, Zoey Benoit, Ticaria Lampert, Abel Mwansa Jr. et Ezekiel Schofield, ainsi que de l’assistante pédagogique Shannda Aviugana-Durand.
Selon M. McDonald, les enquêteurs pensaient que Van Rootselaar ne visait pas des personnes en particulier.
«La suspecte était, faute d’un meilleur terme, à la chasse. Elle était préparée et s’en prenait à toutes les personnes avec lesquelles elle pouvait entrer en contact», a-t-il avancé.
La conférence de presse de la GRC a eu lieu quelques minutes avant que le premier ministre Mark Carney et d’autres leaders parlementaires ne se rendent sur le site commémoratif dans la communauté.
M. Carney, son épouse Diana Fox Carney, le chef conservateur Pierre Poilievre, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet, le chef intérimaire du NPD Don Davies et la cheffe du Parti vert Elizabeth May ont tous participé à la commémoration des victimes.
Ils se sont ensuite tenus debout en silence, côte à côte, regardant le mémorial où des cartes, des fleurs, des bougies et des peluches s’accumulent depuis mardi.
Une petite foule d’environ 15 à 20 personnes s’est rassemblée pour observer la scène.
Au total, quatre armes à feu ont été saisies, deux au domicile familial et deux à l’école, a affirmé M. McDonald.
Il a précisé que les enquêteurs ne savaient pas d’où provenait l’arme principale utilisée dans la fusillade à l’école.
«Nous essayons de déterminer comment notre suspecte s’est procuré cette arme à feu, et l’enquête se poursuit», a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu’un fusil de chasse trouvé au domicile était une arme non enregistrée et n’avait jamais été saisi par la police.
Les enquêteurs ont ajouté que la police s’était déjà rendue au domicile de la famille, où des armes à feu avaient été saisies en vertu du Code criminel, puis restituées.
M. McDonald a déclaré vendredi que la mère de la tireuse avait un permis valide, mais qu’aucune arme à feu n’était enregistrée à son nom. Il a ajouté que certains types d’armes à feu n’avaient pas à être enregistrés.
La police a souligné qu’une équipe spécialisée d’enquêteurs était en train de mener une «évaluation approfondie de l’activité en ligne et de l’empreinte numérique de la suspecte», ainsi que d’examiner toutes les interactions antérieures de la police ou de professionnels avec la suspecte.
Les enquêteurs ont confirmé que les agents s’étaient déjà rendus à plusieurs reprises au domicile pour des problèmes de santé mentale.
Les autopsies des huit victimes et de la suspecte devraient être terminées d’ici la fin du week-end.
M. McDonald a indiqué que deux enfants gravement blessés à l’école sont toujours hospitalisés.
Les agents ont jusqu’à présent interrogé plus de 80 élèves, enseignants et premiers intervenants, selon la police.
La GRC a lancé un portail en ligne où elle demande aux gens de partager des preuves, telles que des images capturées sur des téléphones à l’intérieur de l’école.
— Avec des informations de Ashley Joannou à Vancouver
