Nouveaux horodateurs à l’hôpital de Magog: la pilule est dure à avaler chez les usagers

Nouveaux horodateurs à l’hôpital de Magog: la pilule est dure à avaler chez les usagers

Les nouveaux horodateurs pour les stationnements sont implantés à l'hôpital de Magog depuis la mi-octobre.

Crédit photo : (Photo Le Reflet du Lac - Pierre-Olivier Girard)

CRITIQUES. Le téléphone ne dérougit pas au Comité des usagers de Memphrémagog alors que le nouveau système de paiement des stationnements continue de susciter beaucoup de mécontentement.

Même s’il a interpellé plus d’une fois les dirigeants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS à ce sujet, le président du Comité, Normand Bernier, comprend toujours mal les raisons qui ont motivé ce changement. Pour lui, le principal problème concerne le paiement qui doit se faire à l’arrivée plutôt qu’au moment de quitter les lieux, comme auparavant. «S’il y a une place où l’on sait jamais combien de temps on va rester, c’est bien à l’hôpital, dit-il. Un monsieur m’a raconté qu’il avait reçu une contravention lors d’un rendez-vous avec un spécialiste. Évidemment, il y a eu du retard. Quand l’heure était venue de remettre de l’argent, il se trouvait dans une salle en jaquette d’hôpital. C’est le genre d’exemple qui démontre que cette décision est insensée.»

Un autre point incompréhensible selon M. Bernier est que la majorité des gens qui fréquentent le Centre de santé et de services sociaux de Memphrémagog sont des personnes âgées. À ses yeux, ce système plus complexe n’est aucunement adapté à cette réalité et il ne fait qu’ajouter du stress aux utilisateurs. «Les dirigeants de notre système de santé disent que les CHSLD sont des milieux de vie. Mon œil! Depuis quand on fait payer les gens qui viennent nous visiter à la maison? Et les prix sont tellement rendus chers que certains résidents reçoivent maintenant moins de visite. C’est vraiment triste comme situation», se désole celui qui est également président des comités des usagers de l’Estrie.

Commentaires recueillis par le Comité des usagers Memphrémagog

  • Les usagers sont stressés et leurs pensées sont occupées par le rendez-vous à venir. Ils n’ont pas le temps de lire les indications. Ce n’est pas clair pour eux que l’appareil ne leur remettra pas la monnaie.
  • On demande aux patients d’arriver 15 minutes avant leur rendez-vous. Mais avec la nouvelle façon de faire, il faudrait demander 30 minutes afin de planifier le paiement de leur stationnement, ce qui est déraisonnable.
  • Les usagers mentionnent ne pas être dupes. Le paiement en arrivant n’est qu’une façon déguisée d’augmenter les prix puisqu’ils ne prendront pas de risque et paieront le montant de la journée entière.
  • Le fait que la borne n’accepte pas les billets est embêtant pour les usagers.
  • Plusieurs personnes âgées ont dû retourner dans le stationnement pour prendre en note leur numéro de plaque
  • Les familles de résidents ne comprennent pas qu’ils n’ont plus besoin de vignette et ne comprennent pas de quelle façon fonctionne leur permis de stationnement.
  • Une période de tolérance d’un mois a été donnée pour permettre aux usagers de s’adapter. Mais que fait-on des usagers qui ne fréquentent pas le centre hospitalier sur une base régulière?
  • Michel De Lierre

    HÔPITAL DE MEMPHRÉMAGOG : FRAIS DE STATIONNEMENT ET CONTRAVENTIONS.

    Il est à noter qu’à compter de lundi, le 11 décembre, la Ville de Magog gèrera les stationnements de l’hôpital de Memphrémagog.

    Selon des renseignements obtenus, la Ville de Magog a été mandatée comme gestionnaire des stationnements de l’hôpital, c’est donc dire que c’est notre Régie de police qui prend en main le dossier des stationnements de l’hôpital.

    Ce qui me surprend le plus dans ce dossier, c’est que la Ville ne s’est pas vanté de l’annoncer au public. Silence total.

    En effet, la Ville joue un double rôle en ce qui a trait au service de santé à l’hôpital de Memphrémagog en chapeautant le Comité de vigie de Memphrémagog d’un côté et de l’autre, en embarquant dans ce système de frais de stationnement abusif.

    Bien que la direction du CIUSSS de l’Estrie ait annoncé dernièrement n’avoir reçu qu’une quarantaine de plaintes contre le nouveau système de tarification et d’horodateurs pour ses stationnements, il faut comprendre ici, que bien que leur pamphlet émis sur le fonctionnement et la façon de déposer une plainte, le Commissaire aux plaintes du CIUSSS ne traître aucune plainte sur les stationnements puisque cela ne relève pas des services en santé proprement dits.

    Le Comité de usagers de l’hôpital de Memphrémagog reçoit de multiples plaintes par jour concernant les stationnements et ne sait plus où diriger les plaignants. Ce comité demande même l’aide de la population pour résoudre ce problème lié à ce mode de tarification abusifs des stationnements.

    Dorénavant, la population de la région de Memphrémagog ayant à fréquenter l’hôpital, devra débattre en Cour municipale, toute contravention émise pour des erreurs, omissions ou autres. Belle façon pour le CIUSSS et la ville de Magog de se laver les mains de toute plainte des usagers de l’hôpital.

    Enfin, comme réflexion sur le sujet, une fois qu’un usager de l’hôpital ait obtenu sa place de stationnement, est-ce que cette place vaut plus chère après, deux, trois ou quatre heures ? À mon avis, non. Alors pourquoi ne pas avoir une tarification fixe et abordable pour tous les usagers de cette institution de santé, à moins que ce soit pour faire la « piastre » comme on dit ?

    Et dire que la ville de Magog s’apprête à instaurer ce système d’horodateurs lors de la réfection de la rue Principale, l’an prochain.

    C’est à nous, citoyens, de continuer de dénoncer ces abus pour une meilleure justice sociale.