Michel Boivin ne voulait pas se voir à la télé

Michel Boivin ne voulait pas se voir à la télé

Michel Boivin s'est retrouvé en compagnie du chef Martin Picard, au même moment où était diffusé son passage à l'émission «Dans l'œil du dragon».

Crédit photo : gracieuseté

TÉLÉVISION. Lorsque l’émission «Dans l’œil du dragon» a été présentée mercredi dernier à l’antenne de Ici Radio-Canada, Michel Boivin a fui tous les téléviseurs… même s’il était l’un des entrepreneurs vedettes de cet épisode enregistré quelques mois plus tôt.

Invité à cette populaire émission pour y présenter le système Hold-Up, une barre d’ancrage pour les valises des véhicules, le Magogois n’a pas réussi à convaincre les dragons d’investir dans son produit, même s’il a eu droit à des commentaires élogieux. Il espérait obtenir un investissement de 40 000 $ équivalant à 25 % des parts l’entreprise.

L’homme d’affaires et inventeur a d’ailleurs songé un instant à se retirer du concept, parce qu’il était insatisfait de sa performance devant la caméra. «J’étais nerveux et ça ne s’était pas déroulé à mon goût. On avait certaines règles à respecter et je trouvais que j’avais bafouillé un peu trop souvent. Les gens n’ont vu qu’une dizaine de minutes, mais le tournage a duré 58 minutes. Heureusement, avec du montage, ce fut meilleur que je pensais», a-t-il avoué au lendemain de la diffusion.

Même si les cinq dragons ont tous passé leur tour, Michel Boivin a rapidement vu les retombées de son passage à l’émission.

«Dès 20 h 40, mon téléphone s’est mis à vibrer; je recevais de nombreux courriels pour m’indiquer qu’il y avait des commandes en ligne (www.holdupsystem.com)», explique-t-il.

Face à face avec le chef Martin Picard

Sa performance au petit écran, il l’aura finalement vue avec un peu de décalage, puisqu’il se trouvait au populaire restaurant Au Pied de Cochon, à Montréal, durant la diffusion initiale. «J’étais beaucoup trop nerveux pour regarder ça en direct. J’ai plutôt décidé de faire un souper de la fête des Pères avec mon fils et ma blonde. Le plus drôle, c’est que je me suis retrouvé dans les toilettes en même temps que le chef Martin Picard (le proprio du restaurant). Il n’en revenait pas quand je lui ai dit que je passais au même moment à la télé, mais que j’étais incapable de regarder ça. Il m’a payé un scotch pour m’aider à relaxer», a lancé le Magogois en riant.

En plus d’être disponible en ligne, le système Hold-Up est également en vente au Rona de Magog, au coût de 29,95 $, de même qu’à la boutique L’Héritage au centre-ville.

Selon Michel Boivin, le Système Hold-Up peut éviter bien des inconvénients lorsqu’on transporte du matériel hors dimension et qu’on veut ancrer solidement le coffre de sa voiture.

Michel Boivin espère toujours commercialiser son produit à grande échelle, tout en y ajoutant des accessoires comme un grattoir, un balai à neige ou une essoreuse (squeegee), tel que démontré devant les dragons. «Pour les ajouts, je devrai d’abord me procurer un moule qui coûte au moins 11 000 $ US. Ça va permettre au Hold-Up d’avoir des fonctions supplémentaires et de servir en de nombreuses circonstances.»

En me présentant devant les dragons, je cherchais un investisseur, mais j’espérais surtout dénicher un mentor. Pour l’instant, j’ai beaucoup plus besoin d’une personne qui a l’expérience du milieu et qui m’aidera à faire une percée dans les grandes surfaces», a-t-il conclu.

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