Magog veut reprendre le contrôle du Club de tennis Memphrémagog

Magog veut reprendre le contrôle du Club de tennis Memphrémagog

Un litige juridique entre la Ville de Magog et le Club de tennis Memphrémagog pourrait expliquer l’arrêt temporaire des activités du Complexe sportif international.

Crédit photo : Photo Le Reflet du Lac - Dany Jacques

JUSTICE. La Ville de Magog veut reprendre possession du bâtiment abritant le Club de tennis Memphrémagog, car cette entreprise doit 300 000 $ à la Municipalité.

Déposée en décembre 2017, cette demande en justice introductive d’instance réclame la résiliation du bail emphytéotique signé entre la Ville de Magog (propriétaire du bâtiment) et le Club de tennis Memphrémagog (locataire) en mars 2001. La durée de l’entente est de 30 ans, soit jusqu’en 2031.

Le locataire, qui a sous-loué cet édifice situé à proximité de la plage des Cantons à deux autres entreprises ayant exploité les installations sportives ces dernières années, doit une somme de 300 000 $ à la Ville. Ce montant représente notamment des taxes municipales impayées et un loyer annuel impayé depuis trois ans.

Le Club de tennis Memphrémagog s’était également engagé à maintenir l’immeuble dans un bon état et à payer le coût des réparations et de l’entretien pendant la durée du contrat, un aspect jugé insatisfaisant aux yeux de la Ville.

La réclamation s’élève toutefois à 200 000 $, car certains aspects ne peuvent être remboursés, selon la directrice adjointe du Greffe et Affaires juridiques, greffière adjointe et responsable du contentieux de la Ville de Magog, Marie-Pierre Gauthier.

Expulsion des occupants

Outre cet élément financier et la résiliation du bail, la Ville veut reprendre la gestion de l’immeuble, en plus d’expulser ses occupants.

Ce dernier point explique probablement la fermeture du Complexe sportif international le 29 juin. Les portes de l’entreprise sont verrouillées depuis cette date. À l’entrée, une petite affiche explique que le commerce doit fermer temporairement afin d’effectuer divers travaux de réparation et d’entretien durant l’été. «Cette pause s’avère nécessaire et ne découle pas de la volonté de la direction. Soyez assurés que votre abonnement sera respecté et prolongé. Au plaisir de vous revoir en septembre», lit-on.

Les propriétaires actuels du Complexe sportif (Julie Mailhot et Martin Alain en poste depuis 2017) ont poliment décliné une offre d’entrevue pour expliquer la situation sur la place publique, disant tout simplement qu’il s’agit d’un dossier juridique.

Sur la page Facebook du Complexe sportif cependant, en date du 7 juillet, l’entreprise précise qu’elle n’a aucun lien avec le Club de tennis Memphrémagog. «Depuis l’acquisition, vous pouvez constater un peu les obstacles vécus. On peut confirmer qu’ils vont continuer de se battre et que le centre va revenir en force, plus fort que jamais et sans contraintes. Plusieurs améliorations vont être effectuées. On vous garde au courant des développements», observe-t-on.

Quant aux précédents actionnaires du Gym International qui y ont aménagé leurs équipements en 2016, Sandra Bourdages et André Ouellet, eux aussi préfèrent la discrétion. Ils souhaitent néanmoins préciser qu’ils ont cédé leurs actions de la compagnie en 2017.

La procureure de la Ville de Magog, Me Gauthier, demeure prudente pour la suite des choses, disant tout simplement que le juge n’a pas encore répondu à la requête municipale.

Elle ne ferme pas la porte à une entente à l’amiable entre les parties concernées, tout en conservant un locataire.

Une entente à l’amiable pourrait être signée avant la décision du juge.

Le Club de tennis souhaite une entente à l’amiable

Le propriétaire du Club de tennis Memphrémagog, Gary Wiseman, a confiance de régler ce litige d’ici les prochaines semaines. Selon lui, une offre serait sur la table, et ce, au bénéfice de toutes les parties concernées.

M. Wiseman préfère demeure discret, pour l’instant, sur les raisons des comptes en souffrance, car il préfère se placer en mode solution plutôt qu’en mode attaque. «Je suis optimiste pour trouver un compromis acceptable pour tous», résume-t-il.

 

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