Une transaction pour relancer Boréalis?

Par Dany Jacques
Une transaction pour relancer Boréalis?
Boréalis n'a pu éviter la faillite

ÉCONOMIE. Une transaction est dans l’air pour sauver l’entreprise Boréalis.

Ce fleuron économique de Magog traverse une période turbulente depuis l’automne 2013. Il s’est placé sous la protection de la Loi sur l’insolvabilité et la faillite, le 29 octobre dernier, en raison de difficultés financières (passif) estimées à 10,7 millions de dollars.

Selon des documents juridiques, une offre d’achat a été reçue le 14 novembre dernier pour acquérir les actifs et poursuivre les activités commerciales.

On lit dans ces deux jugements signés par le juge de la Cour supérieure, Gaétan Dumas, en novembre dernier, que des investisseurs et acquéreurs potentiels ont été approchés au fil des mois, mais aucune offre d’achat ni investissement n’a pu être obtenu à ce jour.

L’une de ses requêtes déposées consistait à obtenir l’approbation du tribunal pour effectuer une transaction, étape nécessaire pour une entreprise s’étant placée sous la protection de la loi sur la faillite.

Selon le syndic Emmanuel Phaneuf, de Raymond Chabot, une entente serait imminente, mais pas encore officiellement signée. «Cette transaction permettra de sauver cette entreprise. Sinon, on devra être très imaginatif pour trouver une autre option», dit-il.

M. Phaneuf demeure positif même si les dettes de Boréalis étaient devenues plus élevées que son chiffre d’affaires.

Selon les informations obtenues, deux hommes d’affaires de Magog, André L’Espérance et Christian De Grâce, figurent parmi les investisseurs intéressés à relancer Boréalis.

Par ailleurs, 71 créanciers demeurent en attente d’une restructuration ou d’un remboursement. De ce nombre, six grandes entreprises figurent parmi les créanciers garantis, comme Desjardins Capital de risque (3 M $), Centre financier aux entreprises Desjardins de l’Estrie (3 M $), Investissement Québec (1 M $) et R&D Capital (600 000 $).

Les 65 créanciers non garantis réclament une somme totale de 3 M $. Dans cette liste, on observe, par exemple, une dette de 1 M $ au Fonds régional de solidarité Estrie (FTQ), 450 000 $ aux employés et 420 000 $ à Deloitte Montréal et Sherbrooke.

Aucune date d’assemblée de créanciers n’a été annoncée jusqu’à maintenant.

Un délai a été accordé pour déposer une proposition aux créanciers. La date limite a été fixée au 13 janvier prochain.

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