Une première classe virtuelle pour la CSS

Par superadmin
Une première classe virtuelle pour la CSS
L’ensignante Johanne Samson

ENSEIGNEMENT. Dès janvier 2015, l’écran d’ordinateur deviendra une classe d’enseignement virtuelle pour 20 élèves à la Commission scolaire des Sommets (CSS). L’expérience-pilote avec le ministère de l’Éducation pourrait prendre de l’ampleur rapidement.

La formation en ligne permet de voir six personnes à l’écran en même temps, installées chez-soi devant leur webcam, pour écouter l’enseignant en direct. Un simple clic avec la souris d’ordinateur donne accès aux autres élèves branchés sur le cours. La plateforme détecte même la voix et affiche l’image de la personne qui parle.

«En ligne, on a le même ratio d’élèves qu’une classe régulière. Les étudiants peuvent se voir entre eux. On a différentes salles virtuelles où ils peuvent travailler en équipe. Ils vont à leur rythme et il y a toujours un enseignant pour répondre à leurs questions», explique Chantal Landry, directrice au Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor.

La procédure est similaire à celle d’une classe habituelle. On prendra même les présences. Pour les élèves à temps plein, il leur faudra se brancher à leur ordinateur de 8 h 30 à 15 h 50, avec les pauses habituelles comme celle du dîner. Ceux à temps partiel devront choisir six demi-journées de trois heures, par semaine. C’est une formation de 1350 heures.

À l’échelle planétaire

Pour l’instant, la classe virtuelle est disponible pour décrocher un diplôme d’études professionnelles (DEP) en secrétariat ou en comptabilité. La CSS perçoit le potentiel d’accessibilité pour offrir sa formation à toute la francophonie. Des demandes d’information sont même parvenues de la Tunisie et d’Haïti.

Selon Mme Landry, le ministère de l’Éducation (MEQ) trouve vraiment intéressant le développement de la plateforme de la CSS permettant les examens en ligne, dont les épreuves du MEQ, au lieu de les effectuer dans une classe. «Il faut s’assurer que c’est la bonne personne qui fait l’examen et de ne pas dévoiler les épreuves qui pourraient ensuite circuler sur internet, note Mme Landry, qui signale qu’il reste quatre modules à implanter dans le système. Le ministère nous a donné des autorisations et on devient un peu un projet-pilote à ce niveau».

L’enseignement en ligne répond à une demande dans un monde où les internautes sont de plus en plus familiers avec le Web. D’autres commissions scolaires, dont celle des Hauts-Cantons, se sont montrées intéressées. «On travaille en équipe pour développer ce projet-là», précise Mme Landry, soutenant que peu de cours sont disponibles en ligne au Québec pour l’instant.

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