Un exceptionnel 78 ans de mariage

Par superadmin
Un exceptionnel 78 ans de mariage
Simone et Adrien Laplume

HISTOIRE. Il y a 78 ans, Simone Boily qui travaillait à l’office de douanes de Potton pour 7 $ par mois, attira le regard d’Adrien Laplume qui y passait tous les jours du bois vers les États-Unis. Depuis, leur fabuleuse histoire d’amour dure toujours.

Oui, ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants, comme il est écrit dans les plus beaux romans. Mariés dans le Canton de Potton le 11 octobre en 1937, le couple a eu 14 enfants. Adrien, âgé de 98 ans, et sa douce Simone, 94 ans, ont maintenant 27 petits-enfants et 37 arrières-petits-enfants.

Le vaillant homme a promené ses petits-enfants sur sa mobylette jusqu’à 84 ans et a conduit sa voiture jusqu’à 96 ans, sans aucun accident. Avec son épouse, ils ont occupé la majeure partie de leur vie sur une ferme à Mansonville. Le couple s’entraidait pour la traite de la trentaine de vaches, pendant que les enfants s’occupaient dans l’enclos à veaux. Pas d’électricité, pas d’eau courante; la carriole et les chevaux servaient pour presque tout à l’époque.

«Ma mère frottait tous les petits bas blancs et les chemises blanches jusqu’à ce que ce soit parfait», se souvient Gisèle. J’ai cessé l’école à 13 ans pour l’aider. Elle a même eu un bébé de 14 livres!»

«Mon père avait trois emplois, ajoute Suzanne. Il conduisait aussi des autobus scolaires, puis il partait travailler dans le bois. Il a aussi été maire du village pendant huit ans.» Leur fils, Claude, a lui aussi été maire de l’endroit pour deux mandats, tandis qu’un autre, Marcel, a pris la relève sur la ferme.

L’importance de la famille

Suzanne et Gisèle se disent fières des valeurs familiales transmises par leurs parents, mais se souviennent d’un triste événement. «J’étais petite et j’ai vu ma mère pleurer à l’église. Elle était enceinte de son dixième enfant, raconte Gisèle. Le prêtre lui avait fait promettre d’avoir un autre bébé dans l’année si elle voulait aller au ciel et ne pas être excommuniée.»

«Il ne fallait pas empêcher la famille», lance Simone, qui remercie la vie d’avoir eu une bonne santé, tout comme son mari. Le couple informe ne pas avoir de secret de longévité et de bonheur, sauf peut-être le sirop d’érable qu’Adrien aimait déguster avec un peu de pain chaque jour. «On ne manquait de rien», fait savoir le brave homme, un brin affaibli par les années, mais heureux d’avoir encore sa tendre épouse à ses côtés. Ils habitent depuis quelques mois à la Résidence Memphrémagog, à Magog.

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