Un avenir assuré au cimetière Saint-Patrice

Par superadmin
Un avenir assuré au cimetière Saint-Patrice
Le marguiller Cléo Morin

SÉPULTURE. Le cimetière Saint-Patrice, situé à Magog, est le deuxième plus grand cimetière de la région estrienne. Depuis son ouverture en 1884, environ 18 000 sépultures y ont fait leur entrée. Bien que l’on n’ait pas à s’inquiéter pour l’avenir de l’endroit, le cimetière vit présentement une période de transition.

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Effectivement, l’organisation doit s’adapter aux nouvelles réalités. L’une d’entre elles est qu’environ quatre personnes sur cinq désirent désormais reposer non pas dans un cercueil, mais bien dans une urne.

La principale réalisation faite en fonction de ce changement est la transformation du charnier du cimetière en columbarium, dans le lequel on retrouve désormais aussi une chapelle. Il y a quelques mois, cette dernière a d’ailleurs été consacrée Chapelle de la Résurrection. On peut donc y tenir des funérailles avec ou sans eucharistie.

Construit en 1937, le bâtiment pouvait par le passé abriter plus d’une centaine de cercueils. «L’année avant qu’on réalise le projet, il y avait seulement cinq cercueils dans le charnier. C’est là qu’on a décidé de faire ce changement», de dire le gérant du cimetière, Pierre Lebel.

Dorénavant, un plus petit charnier pouvant accueillir 25 cercueils est situé au sous-sol de l’édifice.

Parmi les récentes réalisations de l’organisation, on peut aussi compter l’aménagement d’un nouveau bureau au presbytère, qui permet des rencontres plus intimes, ainsi que la création d’un comité permanent du cimetière, unique en province, qui assure une continuité dans la gestion de l’endroit.

De plus, depuis peu, il est possible de faire des inhumations l’hiver, à condition de payer les frais de déneigement.

Un manque d’espace imminent?

Sur les 23 acres du cimetière, seulement vingt sont développés. D’ailleurs, selon M. Lebel, il n’y aucune raison de s’inquiéter quant à un éventuel manque d’espace.

«Sans toucher le boisé, on est bon pour facilement une bonne quinzaine d’années. Il reste encore du terrain, et les urnes prennent beaucoup moins de place que les cercueils.»

Le marguiller en charge du cimetière, Cléo Morin, termine son deuxième mandat ce mois-ci. Les marguillers ont normalement un mandat de trois ans, mais ils peuvent être réélus, ce qui fait que M. Morin va quitter ses fonctions après six ans d’implication bénévole dans l’organisation.

«Quand je suis arrivé, je ne connaissais rien aux cimetières. Je venais au pèlerinage annuel et lors du décès de proches, comme tout le monde. Ce qui m’a surpris le plus, c’est de voir le nombre de personnes qui circulent dans le cimetière. Les gens viennent régulièrement marcher et voir leurs défunts», lance le principal intéressé.

Rappelons qu’il est possible de faire un don au cimetière et que les noms des donateurs se retrouvent sur la plaque des Amis du cimetière, qui se situe sur la Chapelle de la Résurrection.

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