Un accident de moto aux lourdes conséquences

Par Patrick Trudeau
Un accident de moto aux lourdes conséquences
Même s'il a réussi à mener une vie active

MOTO. Impliqué dans un dramatique accident il y a près de 47 ans, Serge Du-Tremble ressent encore aujourd’hui un pincement au cœur lorsque la belle saison arrive et que les motos se multiplient sur nos routes.

Le 13 août 1968, M. Du-Tremble était passager sur la rutilante Triumph de son ami Réjean Jacques, lorsque leur véhicule a été frappé par une voiture qui arrivait en sens inverse, dans le secteur de Weedon.

Projeté à une centaine de mètres plus loin, le Magogois de 22 ans (à l’époque) est gravement blessé à une jambe. Son collègue n’a toutefois pas la même «chance» et succombe à ses blessures. «Même si j’ai été éjecté sur une grande distance, j’ai seulement été touché à la jambe. Elle était très amochée, mais toujours en place. Malheureusement, une fois rendu à l’hôpital, les médecins ont été obligés de l’amputer au-dessus du genou», raconte-t-il.

Bien qu’il ait rapidement repris une vie active, grâce à l’implantation d’une prothèse fémorale, Serge Du-Tremble laisse entendre que son univers a radicalement changé à partir de ce moment. «J’avais entamé des études en médecine, mais j’ai dû tout abandonner. En raison de mon manque de mobilité, j’aurais été incapable de travailler dans ce domaine. Je me suis plutôt tourné vers l’enseignement, un métier que j’ai finalement pratiqué pendant une quinzaine d’années», relate-t-il.

S’il avait un conseil à donner aux motocyclistes – et même à ceux qui sont passagers – , ce serait d’être prévoyant à tous les niveaux. «Avant d’être téméraire, il faut penser à toutes les conséquences que pourrait avoir un accident. Si tu deviens paraplégique et que tu as une famille, les répercussions sont désastreuses. J’en connais aussi qui ont des jambes artificielles et qui n’ont jamais été capables de fonctionner», laisse-t-il entendre.

«Je suggère également d’avoir une assurance appropriée à sa condition et à son niveau de vie. Bien souvent, l’assurance de la SAAQ n’est pas suffisante pour combler tes besoins. Même si tu reçois 100 000 $ pour la perte d’une jambe, par exemple, c’est vite dépensé. Et tu en seras affecté pour le reste de tes jours», plaide-t-il.

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