«S’installer à Magog, ce n’était peut-être pas le bon choix»

Par Vincent Cliche
«S’installer à Magog, ce n’était peut-être pas le bon choix»
On trouve toutes sortes d'items à la Ressourcerie des frontières, dont des antiquités. (Photo : Archives)

CENTRE-VILLE. Après 18 mois d’exploitation, le magasin de la Ressourcerie des frontières fermera ses portes au centre-ville de Magog. «On aurait aimé que ça marche, mais, au final, s’installer à Magog n’était peut-être pas le bon choix pour nous», philosophe la présidente de l’organisme, Julie Grenier.

La Ressourcerie des frontières a fait l’annonce de cette nouvelle aux quelque 10 employés lundi. Le commerce demeurera ouvert jusqu’après les Fêtes, assure cependant la direction. Une date définitive entourant la fermeture n’est pas encore connue.

La décision de cesser les activités au centre-ville de Magog en est une purement d’affaires. «Les résultats du magasin ont entraîné des pertes qui ont fragilisé de manière importante la structure financière de l’entreprise d’économie sociale, surtout en ce qui a trait à son fonds de roulement, mentionne la présidente. Les ventes n’étaient pas au rendez-vous et les dépenses étaient plus grandes que ce que nous avions initialement budgété. Juste ça, ça ne fait pas un bon mariage.»

La fermeture du magasin de Magog s’inscrit dans un plan de redressement, lequel comprend également un remaniement de la direction et des modifications dans l’offre de services aux municipalités.

Mme Grenier rappelle cependant les bons coups de la Ressourcerie. «L’année dernière, 91 % des 1000 tonnes (l’équivalent de 100 camions de déchets) qui nous sont passées entre les mains ont trouvé une nouvelle vie. 10 % ont été revendus dans nos magasins et le reste a été démonté et vendu à des recycleurs», précise-t-elle.

Un autre projet avorté à Magog

La Ressourcerie des frontières travaillait également en collaboration avec la Ville de Magog à implanter un centre de revalorisation à l’écocentre. Ce projet, d’abord retardé par la Municipalité, ne se réalisera pas, du moins avec l’organisme, qui possède également un autre magasin du côté de Coaticook. «On souhaite seulement passer à autre chose», dit Julie Grenier.

La bâtisse qui devait abriter ce nouveau servie était destinée à l’entreposage et la revalorisation des matières pouvant éviter l’enfouissement.

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