S’entraider pour mieux prospérer

Par superadmin
S’entraider pour mieux prospérer

Grégoire Gagnon

GASTRONOMIE. Selon la chef cuisinière et gérante de l’Auberge Sainte-Catherine-de-Hatley, Mélanie Gagnon, le succès d’une entreprise dépend aussi de la santé de celles qui l’entourent. Le Reflet du Lac a récemment rencontré la famille qui se cache derrière le renommé restaurant, qui célèbre son 20e anniversaire.

Gagnants de multiples prix au cours des années, la famille attribue sa réussite à l’entraide et à l’écoute accordées aux clients.

«L’union fait la force. J’ai rencontré mon mari parce qu’on faisait tous les deux du bénévolat et notre vie a été basée en partie sur ça», fait valoir Bibiane Drouin-Gagnon, qui a fait l’acquisition de l’établissement en 1995 avec son époux, Yvon Gagnon.

La gérante, qui est la fille de la propriétaire, ajoute que l’écoute envers la clientèle a aussi aidé au succès. «On croit à la région, et on est à l’écoute des demandes que le client peut avoir», de dire Mélanie Gagnon.

Cette dernière a travaillé dans plusieurs pays et a collaboré à différents livres, dont «100 recettes pour toi mon cœur», de l’Institut de cardiologie de Montréal. Son frère, Grégoire Gagnon, est diplômé en sommellerie et est aujourd’hui le sommelier de l’auberge.

Presque tout le menu offert par Mme Gagnon est sans gluten. Elle considère primordial d’éviter le plus possible tout produit allergène. «C’est par soucis pour mes clients. Si j’avais des allergies et que j’allais manger au restaurant, j’aimerais qu’on prenne soin de moi», déclare-t-elle.

Favoriser les produits de chez nous

Mélanie Gagnon trouve aussi important de miser sur les produits d’ici. «On a toujours voulu encourager le local, car c’est ce qui amène le pain et le beurre. De plus, on n’a jamais monté les prix lors des saisons touristiques, car le tourisme est éphémère, tandis que les habitants sont là toute l’année.»

Afin de promouvoir les produits locaux, la famille s’implique dès qu’elle le peut lors de divers événements comme les Comptonales, la Fête des vendanges, le Gala des grands chefs et la Traversée internationale du lac Memphrémagog, entre autres. «Quand je peux, je n’hésite pas à m’impliquer, et c’est la même chose pour ma mère et mon frère», lance Mme Gagnon.

Pour ce qui est du futur, celle qui a étudié à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec est optimiste. «C’est de bon augure, parce que les touristes prennent le temps de visiter. L’agrotourisme est aussi de plus en plus populaire, et ça, c’est superbe.»

Une croissance constante

Selon la saison, le nombre d’employés de l’auberge varie entre huit et quinze, dont trois de la famille. Le frère de Mélanie et Grégoire, François, s’occupait autrefois de la comptabilité.

Le chiffre d’affaire est quant à lui constamment en légère évolution. «Au début, on était ouvert toute la semaine et on offrait trois repas par jour. Aujourd’hui, on a moins d’heures d’ouverture, mais on atteint quand même notre objectif», souligne Mme Drouin-Gagnon.

Mélanie Gagnon affirme qu’il y a sans cesse des défis à relever dans l’industrie de la restauration. «Il faut toujours se renouveler et il faut rallier nos forces avec des partenaires de la région. Les entreprises doivent rester ouvertes, car si elles ferment, c’est mauvais pour nous tous. On va se retrouver avec moins d’attraits et les gens vont moins venir», indique la chef.

Mme Gagnon ajoute que la famille n’hésite pas à référer les touristes à d’autres endroits. «On demande aux gens de quoi ils ont le goût et on sait où les envoyer. C’est super de pouvoir les amener à découvrir», conclut-elle.

 

Par Charles-Antoine Rondeau

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