Résidence Memphré : solidarité au piquetage

Par superadmin
Résidence Memphré : solidarité au piquetage
Un dîner pour les syndiqués a souligné la première semaine de grève devant la Résidence Memphré. À l’avant

CONFLIT. Les grévistes de la Résidence Memphré ont reçu l’appui d’autres syndiqués et amis sur leur ligne de piquetage lundi. Parmi eux, des syndiqués du Manoir de Sherbrooke en conflit avec Eddy Savoie.

Par Maryse Mathieu

Le soutien s’est notamment manifesté par un dîner pour tous devant la Résidence Memphré afin de maintenir le moral des troupes. Une première séance de conciliation le 5 septembre dernier n’a permis aucune avancée vers une entente avec Cogir, gestionnaire de l’établissement de la rue Merry nord, à Magog.

«C’était très ordinaire. Ça duré toute la journée!, lance Luc Poirier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés (CHP) de l’Estrie-CSN. Essentiellement, le conciliateur a étudié le conflit».

«L’offre est ridicule! On est très loin d’une entente», n’a pu s’empêcher d’ajouter Denis Beaudin, de la CSN-Estrie. Questionné sur la pertinence du survol d’un avion aux abords de la Fête des vendanges Magog-Orford dimanche, avec une bannière CSN indiquant : «Loblaws : un mépris sans nom. 2 lock-out et 1 grève depuis 2 ans. Abitibi-Témiscamingue», il répond que ce conflit nous concerne tous.

«Loblaws a pris en otage toute une région », clame-t-il, soulignant que cette publicité fera le tour de plusieurs secteurs. D’ailleurs, une autre banderole a survolé Sherbrooke au moment où des syndiqués du Manoir de Sherbrooke manifestaient devant le Palais de justice de l’endroit en matinée, avant que le groupe se rende à la Résidence Memphré. On pouvait y lire : «Eddy Savoie se moque de nous!». Le même message se retrouve sur les t-shirts jaune vif des syndiqués, venus appuyer leurs confrères magogois.

Bas salaires

Au centre du conflit : les bas salaires en moyenne 10,50$/heure, à peine 15 cents de plus que le salaire minimum. «On demande un rattrapage salarial. On doit avoir des salaires décents pour faire vivre nos familles. Je ne peux pas croire qu’en 2014, on paie encore ces travailleurs au salaire minimum, s’insurge Danielle Lemire, représentante du secteur des CHP pour aînés – CSN. On demande la dignité!».

Même son de cloche chez une amie qui désire garder l’anonymat, mais qui en est à sa seconde visite d’appui au piquetage devant la résidence Memphré. «J’ai l’intention de venir une fois par semaine. Avec leur formation exigée, leurs salaires ne sont pas justes», déplore la jeune femme solidaire, en congé de maternité.

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