Projet d’une deuxième glace: un conseil municipal mouvementé à Magog

Par superadmin
Projet d’une deuxième glace: un conseil municipal mouvementé à Magog
Une quarantaine de citoyens ont démontré leur appui au projet de deuxième glace lors de cette rencontre

Le projet d’une deuxième glace a de nouveau fait jaser ce soir lors de la séance du conseil municipal de Magog alors qu’une quarantaine de citoyens ont lancé un message aux élus.

Peu occupée normalement, la salle de l’hôtel de ville était passablement remplie. Il faut dire qu’au cours des derniers jours, une invitation circulait sur les médias sociaux demandant à tous ceux et celles en faveur du projet de se présenter à cette rencontre publique. Cette initiative a été orchestrée par Denis Boudreau, un père d’un jeune hockeyeur qui avait interpellé les élus sur le même sujet il y a deux semaines, lors d’une séance publique.

Une fois de plus, M. Boudreau a pris le micro pour exprimer son incompréhension face à l’indécision des élus. «On a payé 25 000 $ pour savoir si on avait besoin ou non d’une deuxième glace et cette étude l’a prouvé à 100%. Je ne comprends pas que vous ayez encore des points à éclaircir. On semble être rendu à étudier une étude», a-t-il affirmé.

Directeur général de l’Association du hockey mineur de Magog, Ghyslain Héroux croit aussi qu’il est temps de passer à l’action. «Ça ne s’améliore pas. On a des jeunes qui voyagent dans trois villes différentes et ça augmente les coûts. Il faut commencer à peser sur le bouton rouge à partir de maintenant. La pression, vous la voyez ce soir et elle ne fait juste que commencer», a-t-il prévenu, sous des applaudissements nourris de la salle.

Même s’il admet que sa situation est moins criante que celle du hockey mineur, le président du Club de patinage artistique de Magog, Carl Perreault, déplore que le projet semble faire du surplace. «On revit la même chose qu’il y a quatre ans quand la mairesse était venue nous voir pour connaître nos besoins. Qu’est-ce qu’on peut faire comme citoyen pour s’assurer que ça ne sera pas la même chose dans six mois ou dans un an?», a-t-il demandé aux élus.

La conseillère Denise Poulin-Marcotte, qui présidait la séance en l’absence de la mairesse Vicki May Hamm, a annoncé que le comité de deuxième glace va se réunir de nouveau au cours des prochaines semaines. «Le comité va regarder les coûts pour la mise aux normes de l’aréna actuelle, ceux pour la deuxième glace et les possibilités de partenariat. Quand tous les scénarios vont être regardés, le comité va les présenter au conseil de ville pour la prise de décision», informe-t-elle.

Ce comité est formé de Vicki May Hamm (présidente), du directeur général Claude Marcoux et des conseillers Diane Pelletier, Nathalie Pelletier, Steve Robert, Jean-Guy Gingras et Robert Ranger.

Ce qu’en pensent les élus

«Tout le monde sait qu’on a besoin d’une deuxième glace. Mais le travail des prochaines semaines, c’est pour savoir combien ça coûte et comment on s’organise. Depuis que je suis jeune, on entend parler qu’il va y avoir une deuxième glace, mais ç n’aa jamais été aussi avancé. Ce qui prend une semaine à régler au privé, ça prend quasiment un an à la Ville. Il faut nous donner le temps.»Pierre Côté

«Laissez-nous le temps de faire l’analyse et le comparatif de la mise aux normes versus la mise aux normes avec une deuxième glace. On ne sait jamais. Peut-être qu’on va avoir les moyens de le faire municipalement avec des subventions. C’est vrai que le dossier a trainé depuis quelques années. Mais avec le nouveau directeur général, c’est un dossier qui progresse et qu’on voit un aboutissement prochainement.»Nathalie Bélanger

«Pour le développement de nos jeunes et pour l’augmentation de l’offre, il y aurait place pour l’ajout d’une deuxième glace idéalement à Magog. Mais là où j’ai des réserves, c’est comment nous pouvons financer ce projet pour ne pas que ça soit seulement les citoyens de Magog qui paient complètement la facture pour l’ensemble des utilisateurs. Je précise ce point, car plusieurs jeunes et moins jeunes des municipalités environnantes utilisent cette infrastructure. S’ajoutent à cela les étudiants de la Commission scolaire des Sommets qui l’utilisent en semaine.»Nathalie Pelletier

«En réfléchissant sur la nécessité d’une deuxième glace, j’ai fait un parallèle avec le dossier de la Bibliothèque. La petite bibliothèque de la rue Merry ne correspondait pas aux normes. Après de nombreuses années, dix ans de réflexion et de discussions, la décision a été prise d’investir dans une bibliothèque qui fait aujourd’hui la fierté de la population. Le nombre d’abonnés a augmenté de 27%. Je me dis qu’on pourrait imaginer qu’il pourrait en être ainsi avec une deuxième glace. Une infrastructure de qualité qui sera davantage fréquentée et qui permettra de recevoir différents événements.»Diane Pelletier

«Le consultant de l’étude ne dit pas qui devrait payer cette deuxième glace. Si on s’arrête et regarde la logique, on a juste à penser au projet régional de La Ruche avec des heures de plateau garanties à la Ville. Je ne suis pas fermé à une deuxième glace. Par contre, il faudra que ce projet soit équitable et juste envers tous les citoyens de Magog, qui ne sont pas obligés de fournir gratuitement ce service à tous les citoyens de la MRC. Vous ne me ferez pas à croire ça. Quant à moi, il faudra faire des ententes de partenariat.»Yvon Lamontagne

«Oui le dossier a stagné durant un an. On a eu des changements à la direction et maintenant, on a un comité. On doit se réjouir, car on ne l’avait pas. Ce n’est pas tomber à l’eau. On ne lâchera pas et il faut que ça se fasse. On va trouver des investisseurs et si la Ville n’est pas capable de faire ce projet avec ses budgets, il va falloir chercher d’autres moyens.»Robert Ranger

«Il manque beaucoup d’information pour prendre une décision éclairée»Jacques Laurendeau

 

* Notons que les conseillers Jean-Guy Gingras et Steve Robert étaient absents de cette rencontre.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires