Place Tourigny: un registre sera tenu

Par superadmin
Place Tourigny: un registre sera tenu

IMMOBILIER. Magog a reçu 17 signatures exigeant un registre concernant la construction de la Place Tourigny.

La greffière de la Ville, Sylviane Lavigne, affirme que les signatures ont été apportées dans un document une vingtaine de minutes avant la fermeture de la demande de consultation référendaire, le 22 octobre. «Il fallait au moins 12 signatures», précise-t-elle. Daniel Faucher est l’un des citoyens qui a sillonné le quartier autour de la maison Tourigny pour recueillir des noms. Il s’est dit surpris de la spontanéité des gens à apposer leur signature, de même que des commentaires émis. Entres autres, «par le déliement des bouches pour se désoler que rien ne se passe à la place de l’ancien complexe textile et par l’improvisation d’un quartier des TIC, là où il n’en avait jamais été question avant», raconte-t-il.

Parmi les reproches qu’il a entendus, il y a celui de ne pas avoir tenu d’étude sur des problèmes de circulation et de stationnement en lien avec la création de Place Tourigny, un futur édifice projetant abriter plus de 150 travailleurs, incluant un incubateur d’entreprises.

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Selon lui, l’un des commentaires qui revenait le plus souvent est le fait que la Ville aurait laissé la maison se dégrader depuis 2003 pour ensuite la revendre à un prix dérisoire. Certains auraient même souhaité que la Ville restaure la résidence. «Elle faisait partie du circuit patrimonial et elle a été retirée. C’était une belle maison», lance M. Faucher.

L’homme rapporte que plusieurs se questionnent sur le projet de démolir également l’édifice Sutton en parfait état, construit en 1990.

«Pourquoi ne pas plutôt utiliser l’édifice Boréalis qui est libre? Ou bien l’ancien IGA qui pourrait doubler sa surface avec une mezzanine? Il y a déjà du stationnement et aucune démolition serait nécessaire, soutient l’homme. L’Ilôt Tourigny, ce n’est pas la bonne place!»

Fardeau municipal?

À la Municipalité, le directeur général, Armand Comeau, affirme que l’entretien de la vieille maison et de l’édifice Sutton (qui serait démoli) coûte plus de 20 000 $ par an d’entretien. Il soutient que lorsque la bâtisse était occupée à 100%, elle rapportait près de 20 000 $ par année, sans plus. Tandis que la future Place Tourigny de plus de 7 M $ permettra de récolter en taxes 20 000 $ par année par million investi. «Sans compter les 150 emplois directs créés et autant indirects pendant et après la construction», indique-t-il.

Il ajoute que la Ville économiserait 7 $ du pied carré pour la location dans l’incubateur technologique (5000 pieds carrés): «Ça nous coûte 15 $ brut du pied carré et le prix de revient est à 22 $ du pied carré.»

Quant au programme de crédit de taxes sur cinq ans que la Municipalité souhaite adopter, il offrirait aux TIC (technologies de l’information et des communications) un rabais basé sur le pourcentage d’occupation de plancher. «Les deux premières années, c’est 100 % de crédit. Après, c’est 80 % pour les deux autres années, puis 60%», précise-t-il.

Qui est Daniel Faucher?

Même s’il vit à Eastman, Daniel Faucher a toujours conservé son intérêt pour Magog où il a vécu de 1948 à 1973. L’ancien homme d’affaires qui avait pris la relève de l’imprimerie familiale sur la rue Laurier, est l’un des membres fondateurs de la Maison régionale de l’industrie. Il suit les séances du conseil municipal via la télé et commente l’actualité régulièrement dans les tribunes libres. Il a aussi été président de la SIDAC pendant deux mandats. Certains se souviendront qu’il a été un des porte-parole du groupe ayant lutté contre le projet Botella, à la fin des années 1980, touchant des terrains de la pointe Cabana et des abords de la baie de Magog au moment où la route 112 a été déplacée.

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