«Orford a les moyens de prendre des risques» -Jacques Demers

Par superadmin
«Orford a les moyens de prendre des risques» -Jacques Demers
Jacques Demers s'attend à ce que le développement soit au cœur de la vision du prochain directeur général du Mont-Orford.

TOURISME. Le prochain directeur général du Mont-Orford possèdera une carte dans son jeu que son prédécesseur n’avait pas, celle de pouvoir prendre des risques. Sans dire que la station peut tout se permettre, le président Jacques Demers est d’avis que la montagne a la marge de manœuvre nécessaire pour être plus créative qu’il y a bien longtemps.

Jacques Demers reconnaît que l’incertitude et la fragilité financière des dernières années obligeaient les gestionnaires de la montagne à se limiter à l’essentiel. Lorsque des projets ou des partenariats étaient sur la table, Orford devait la plupart du temps passer son tour, comme l’explique le président. «On perdait plus d’un million par année, alors on n’avait même pas les moyens de contribuer, même pour des petits montants. Comme on dit, les gens qui nous proposaient des idées jasaient avec un cassé, alors ça se terminait presque toujours par un non bien poliment.»

De retour à la rentabilité et avec une garantie de financement de 2,5 M$ sur cinq ans des Municipalités de la MRC, Orford se retrouve dans une situation complètement différente aujourd’hui, fait valoir M. Demers. À ses yeux, la montagne a davantage les moyens de ses ambitions. «On a les moyens de prendre des risques, soutient-il. C’est pourquoi on cherche un DG avec une vision de développement centré sur le respect de l’environnement. Orford doit devenir un partenaire d’une vision régionale avec la SÉPAQ, Orford Musique et  Jouvence notamment. On doit travailler à garder les gens dans la région le plus longtemps possible et ce n’est pas en agissant seul qu’on y arrivera.»

Le successeur de l’ancien patron de la montagne, Luc Chapdelaine, devrait être annoncé d’ici la fin décembre.

Miser sur les familles

Jacques Demers est convaincu que la station de ski doit aussi prendre des risques si elle souhaite devenir un moteur économique non seulement en hiver, mais douze mois par année. Son souhait et celui du conseil d’administration est que la montagne ose davantage en offrant des nouveautés qui misent sur une clientèle plus familiale. «Il y a de nouveaux sports qui sortent chaque année, alors on garde l’œil ouvert. Mais souvent, c’est lorsque vient la question des assurances que les choses se compliquent. On nous a présenté un projet de luge, par exemple, mais on ne peut pas le faire dans un endroit trop abrupt et dans le concept présent, c’est difficile de penser à une piste indépendante du reste», explique-t-il.

Et l’éclairage des pistes est-il indispensable à cette vision de développement? «Ça fait partie des analyses. À elle seule, il n’y a pas une grande rentabilité pour la montagne, mais avec une vision plus régionale, le fait d’ouvrir le soir inciterait plus de gens à souper et à dormir ici, au lieu de partir en fin d’après-midi. On y réfléchit, mais c’est sûr que ça ne se fera pas cette année», assure-t-il.

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