Même déménagé, Mabit questionne la gestion de la Ville de Magog

Par Dany Jacques
Même déménagé, Mabit questionne la gestion de la Ville de Magog
Robert Mabit ne participera pas à campagne électorale de 2017

AFFAIRES MUNICIPALES. L’ancien candidat à la mairie de Magog, Robert Mabit, n’habite plus la région, mais il déplore toujours la gestion de l’actuel conseil municipal, plus particulièrement celle de la mairesse Vicki May Hamm.

Il martèle surtout les chiffres et les surplus qu’ils considèrent sous-estimés lors de la préparation des budgets.

«Ces budgets sont basés non pas sur des chiffres réels (surplus), mais sur les budgets précédents, les taxes sont ainsi calculées à partir de fausses données. Le résultat, en six ans, les surplus s’accumulent année après année au détriment des contribuables qui, eux, sont surtaxés», déplore-t-il

Selon lui, la mairesse «gère le patrimoine et ses actifs dans l’indécision et les vend au rabais».

«Achetée 1,2 M$, il y a plus de six ans, la maison Merry, a fait l’objet de multiples études ($) et d’autres études ($) sont en cours. Son financement demeure incertain. L’îlot Tourigny, acheté en 2003 près de 1 M$, est en voie d’être vendu douze ans plus tard au rabais, après moult études ($) et tentatives. Pour justifier son prix de vente, la Ville n’utilise pas les chiffres de l’évaluateur officiel, mais ceux d’un autre expert qui lui, l’évalue à une valeur moindre. Les ventes de l’ancien Hôtel de Ville d’Omerville et du Club Azur se sont elles aussi faites au rabais», tient-il à rappeler.

M. Mabit remet en question la vision à long terme des élus magogois. «Par exemple, au lieu de relancer l’ancien complexe de textile en y regroupant les travaux publics, la caserne de pompier, l’incubateur pour les TIC, l’écocentre et d’y déménager l’hôtel de ville (au lieu de le rénover), ils dispersent ces infrastructures un peu partout», s’indigne-t-il.

Robert Mabit juge difficile de faire le total des coûts de toutes ces études confiées à des firmes de consultants. «Combien d’argent sera dépensé pour la revitalisation du centre-ville entre une firme de consultants et une coordonnatrice à l’interne avant la première levée de terre? La promesse électorale de modernisation de l’aréna actuelle et d’une deuxième glace va elle aussi faire l’objet d’autres études, la décision est ainsi reportée», s’attriste-t-il.

À l’inverse, il applaudit l’élan de Magog Technopole qui rapporte le fruit de ses efforts.

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