Marais pour filtrer les algues bleu-vert à Fitch Bay

Par Dany Jacques
Marais pour filtrer les algues bleu-vert à Fitch Bay
José et Stéphan Pouliot sont les instigateurs du marais filtrant pour contrer les algues bleu-vert à Fitch Bay. (photo : Dany Jacques)

Un marais filtrant a été aménagé à Fitch Bay depuis deux mois pour contrer les cyanobactéries. Ses artisans sont encouragés, car ces algues bleu-vert sont presque complètement disparues du côté nord de la baie, tandis qu’elles y persistent sur le versant sud.

Le propriétaire de la Marina Fitch Bay, Stéphen Pouliot, en avait marre d’empêcher les enfants de se baigner et de priver son chien de boire l’eau du lac Memphrémagog.

Il s’associe donc à José Pouliot, de l’entreprise La Sagesse de l’eau, pour élaborer un concept, qui pourrait faire des petits auprès de ses voisins. Un petit marais filtrant d’environ 10 x 30 pieds permet de traiter une surface dix fois plus grande dans la baie.

Des pompes aspirent l’eau et la dirigent dans le marais filtrant, qui l’assimile en y déposant les matières indésirables comme le phosphore et le phosphate, les grandes causes des cyanobactéries. Une autre pompe oxygène l’eau 24 heures sur 24, tandis qu’une opération annuelle de faucardage éliminera les algues bourrées de nutriments. «On préfère les enlever plutôt que des laisser dans l’eau, et ce, avec l’autorisation du ministère de l’Environnement», indique José Pouliot.

Stéphan Pouliot, pour sa part, rêve du jour où les substances en provenance de la terre, qui sont nuisibles aux lacs, retourneront à la terre au bénéfice de l’agriculture. «Il faut cependant trouver des moyens pour freiner leur course vers les plans d’eau», insiste-t-il.

Ces deux partenaires caressent d’autres projets, comme un marais filtrant amovible ainsi qu’un volet récréotouristique. José Pouliot pense ajouter une promenade, des tables, du thé et de la musique classique à son volet éducatif.

Pour se faire, il sollicite des dons pour faire avancer sa cause, car le gouvernement ne contribue pas financièrement à ce type d’opérations dans le lac, contrairement aux mesures adoptées en amont. «Les riverains pourraient nous aider pour éviter que la valeur de leur propriété dégringole de 20 % comme aux États-Unis, là où des cyanobactéries ont aussi causé des dommages», prévient-il.

Les autres partenaires du projet sont les Caisses Desjardins et le Canton de Stanstead.

On peut suivre l’évolution des travaux au www.fitchbay.com.

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