L’ornithologue André Dion signera bientôt un 21e livre

Par superadmin
L’ornithologue André Dion signera bientôt un 21e livre
Les projets et la vitalité ne manquent pas chez les Dion malgré leur âge

La retraite, André et France Dion avouent qu’ils ne connaissent pas ce mot. Ayant respectivement 92 ans et à 75 ans, ils ont mené à bien une foule de projets, et d’autres sont toujours à venir.

Ces deux passionnés de la vie sont entre autres derrière le jeu éducatif vendu à des millions d’exemplaires appelé Auto-Correct-Art. Ils sont également à l’origine de plus d’une vingtaine de livres portant sur les oiseaux, dont un 21e paraitra le printemps prochain et qui devrait être une révolution en soi, de dire M. Dion, sans vouloir en dire davantage.

Ils ont aussi mis sur pied la Fondation André et France Dion en 2003 pour la sauvegarde des canards nicheurs en cavité. Lorsqu’on pose les pieds dans leur cour à Magog, où une volière à ciel ouvert et des nichoirs de 12 et 24 logis nous accueillent, on comprend tout de suite qu’on a affaire à des passionnés de l’ornithologie.

En effet, en 1986, ils se sont consacrés au retour au Québec du merle bleu avec l’aide de leurs filles et de plusieurs membres de leur association en installant 10 000 nichoirs entre Montréal et Québec. Depuis, ils sont officiellement revenus. Ils s’occupent actuellement de la préservation du garrot d’Islande avec l’idée d’installer 500 nichoirs sur la Côte-Nord, car c’est le plus au nord qu’ils peuvent se rendre pour atteindre son habitat naturel. M. Dion s’est même rendu en Islande pour étudier sur place ledit oiseau.

L’homme qui a consacré sa vie à l’ornithologie dit avoir vu s’éteindre près d’une dizaine d’espèces d’oiseaux. «La question n’est pas ‘’est-ce que les oiseaux vont disparaître?’’ Les oiseaux vont disparaître demain, si ce n’est pas hier! Ils disparaissent à une vitesse affolante. Les merles bleus, si on n’avait pas réussi à les faire revenir, il n’y en aurait plus au Québec.»

L’été prochain, les Dion se lieront à l’entreprise Bleu Lavande pour une expérience sur les merles bleus. «Cet oiseau-là, qui est si beau, qui chante si bien, qu’on adore, c’est un maudit cochon! Il n’a pas appris à se laver ni à laver ses petits. Il va peut-être disparaître si on ne lui montre pas comment se laver.» M. Dion explique que la lavande est une plante médicinale qui pourrait enrayer les tiques, les puces et les pucerons fréquents dans les nids des merles bleus et qui déciment parfois une portée. «Si, avec Bleu Lavande, on prouve qu’on peut enseigner à des oiseaux la propreté, on réussira peut-être à les sauver», espère M. Dion.

Il y a plusieurs années, ils avaient donné une centaine de nichoirs ainsi que près de 500 livres à un musée près de Québec qui a finalement fermé ses portes. La moitié restante de cette collection a été remise à l’auberge le Baluchon de Saint-Paulin, que l’on pourra admirer dans un décor enchanteur dès ce printemps.

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