L’îlot Tourigny : une décision qui ne relève pas de la Chambre de commerce

Par superadmin

Monsieur Daniel Gagnon,

Cette lettre fait suite à la vôtre qui a été publiée dans l’édition du Reflet du Lac du 2 septembre dernier.

J’ai lu votre lettre avec stupéfaction, et j’ai même dû la lire à plusieurs reprises afin de bien en comprendre le sens et la logique. Heureusement, après discussions avec plusieurs personnes ayant lu votre texte, je suis rassuré de savoir que tous partagent mon opinion : vous n’avez aucune idée de quoi vous parlez!

En effet, il est évident que soit vous ne comprenez pas les pouvoirs des différents paliers politiques et les objectifs des Chambres de commerce, soit que vous vous êtes livrés à une vendetta pure et simple contre la Chambre de commerce pour des raisons que j’ignore.

La réalité est fort simple. Les décisions quant à la sauvegarde du patrimoine relèvent du pouvoir municipal. Malgré ce que vous pouvez penser, les membres de la Chambre, en tant que citoyens, sont sensibles à la protection du patrimoine, mais la Chambre en tant qu’organisme n’a rien à voir là-dedans, et elle n’a même pas à commenter ce genre de décision de la part des élus.

Par contre, lorsque des décisions ont des incidences de nature économique, la Chambre peut donner son point de vue et même faire des suggestions. Là s’arrêtent son mandat et son pouvoir.

Alors lorsque vous accusez la chambre d’être responsable de tous les maux de la terre, vous êtes de mauvaise foi ou simplement mal informé. Vous osez même tenir la Chambre responsable de la démolition de l’ancien bureau de poste, en 1963, alors que la plupart des membres actuels de la Chambre n’étaient même pas nés! Évidemment, tout le monde sait que cette décision avait été prise à l’époque par le gouvernement fédéral. Alors quelle est la pertinence de vos propos calomnieux?

En ce qui concerne l’îlot Tourigny, la Chambre n’a fait que saluer le fait que quelqu’un tente de concrétiser un projet de nature économique, sur un site que la Ville cherche à se départir depuis longtemps. Cette décision a été prise par les élus et non par la Chambre. Ceci étant dit, certains sont d’accord avec cette décision et certains sont contre, mais il est évident que cette décision n’a pas été prise à la légère par les élus, et je suis convaincu que toutes les avenues possibles ont été évaluées.

Par ailleurs, vous parlez de la vente imminente du presbytère en mentionnant et je vous cite: «la chambre se goure, ne prend pas ses responsabilités, trahit son mandat et nuit au centre-ville». Encore une fois, je ne comprends pas la pertinence de vos propos. Jamais la Chambre ne s’est positionnée sur cette question, qui en passant, ne regarde uniquement que la fabrique de la paroisse Saint-Patrice et les paroissiens. Vous impliquez donc la Chambre dans un débat qui ne la regarde pas.

En conclusion, à moins que votre texte n’ait eu pour but que de diffamer gratuitement la Chambre, j’en conclus que vous manquez visiblement d’informations sur les pouvoirs politiques. Je ne vous connais pas et je ne sais pas quelle est votre implication sociale, mais je vous invite à vous impliquer davantage. Peut-être que vous comprendrez alors le travail que font les nombreux bénévoles des divers organismes, et que vous garderez pour vous vos critiques inutiles et sans fondements.

Lorsque vous tenez des propos comme vous l’avez fait en traitant la Chambre de cette façon, vous insultez non seulement tous les membres de cette Chambre, et les aussi tous les gens qui contrairement à vous, s’impliquent dans la communauté.

Me Alain Thivierge

Coprésident de la chambre de commerce et d’industries Magog-Orford

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