Le comédien Rémy Girard avant la projection du film culte: «Le tournage du Déclin m’a fait découvrir l’Estrie»

Par Dany Jacques
Le comédien Rémy Girard avant la projection du film culte: «Le tournage du Déclin m’a fait découvrir l’Estrie»
L’équipe de CinéVue en compagnie de Rémy Girard et du maire d’Orford

CINÉMA. Le comédien Rémy Girard s’est rappelé de bons souvenirs en visionnant le film «Le Déclin de l’empire américain» au Cinéma Magog, jeudi le 3 août.

Cette présentation était offerte par le Festival CinéVue, qui prenait fin en soirée en présence de la comédienne Anick Lemay.

Au Cinéma Magog, le film était un choix du maire du Canton d’Orford, Jean-Pierre Adam, qui se rappelle, comme si c’était hier, de son premier visionnement. «Le titre était intrigant. Ça rappelait l’Empire romain, mais on ne savait pas à quoi s’attendre», se souvient-il.

Ce film l’a marqué pour plusieurs raisons, notamment parce qu’il a été tourné au lac Memphrémagog. Aussi parce que les comédiens jouaient des rôles d’universitaires, tout comme M. Adam qui a fait carrière à l’université. «31 ans plus tard, ce film est toujours aussi actuel par la rage de vivre de chacun qui souffre, pourtant, d’une grande solitude», résume-t-il.

«Un film qui a bien vieilli»

Rémy Girard, qui y jouait un important rôle à sa sortie en 1986, le voit comme un film qui a bien vieilli. «Il a été très bien reçu à son 25e anniversaire. C’est un film qui a marqué ici, mais aussi à l’international. Il a remporté du succès autant au Québec qu’à l’étranger», insiste-t-il.

M. Girard se rappelle d’une journée de congé pendant le tournage réalisé entièrement au Memphré, tout comme sa suite, «Les Invasions barbares». Il en a profité pour découvrir l’Estrie pour la première fois. «Ce fut un coup de cœur, surtout dans le secteur de North Hatley. J’y ai une propriété depuis 21 ans et j’y habite en permanence depuis cinq ans», se réjouit-il.

Autre clin d’œil, Daniel Latouche, qui avait cédé sa maison pour le tournage, accueillait quelques invités chez lui, dont M. Girard, après la présentation. La maison n’est plus la même, car elle a été dévastée par les flammes. «Cette maison était fascinante. Il avait des livres partout», lance-t-il.

Toujours dans la maison où avait lieu le tournage, Rémy Girard se rappelle d’une scène mémorable. Plusieurs retiennent la scène tournée au quai de Georgeville comme moment marquant du film, mais pas le comédien. Il s’agit plutôt de la scène où les comédiens préparent le repas, discutent et dansent. «C’était un plan-séquence. On a fait deux shots parfaites dans trois pièces différentes. Il n’y a pas de montage pendant huit minutes dans le film, c’est assez rare», dit-il fièrement.

Un succès pour CinéVue

Les dirigeants de ce festival se montrent très ravis du succès obtenu encore une fois cette année. Les chiffres ne sont pas complets, mais on parle de 2 à 3000 cinéphiles ayant assisté à l’une ou l’autre des présentations offertes principalement en dehors des traditionnelles salles de cinéma.

La soirée au Spa Bolton et au Vignoble d’Orford semble avoir retenu particulièrement l’attention des amateurs du septième art.

La troisième édition de CinéVue devrait revenir l’an prochain.

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