Le Centre de santé de la Vallée Massawippi réclame un autre médecin

Par Christian Caron
Le Centre de santé de la Vallée Massawippi réclame un autre médecin
Le Centre de santé de la Vallée Massawippi espère recruter un troisième médecin de famille.

SANTÉ. En raison d’un manque de médecins, le Centre de santé de la Vallée Massawippi (CSVM) craint de ne pas être en mesure d’offrir tous les services désirés à la population environnante.

Le président du CSVM, Richard Violette, se désole de constater que le ministère de la Santé continue de faire la sourde oreille devant ses requêtes. Selon lui, la clinique a démontré sa grande utilité avec plus de 8000 visites de patients, lesquels ont été traités par les professionnels en place, sans frais, pour le gouvernement du Québec.

Richard Violette s’empresse de signaler que la clinique s’occupe elle-même d’embaucher et de payer du personnel, tout en défrayant le coût des locaux, des équipements et des fournitures médicales.

«Nous, tout ce qu’on demande, c’est un médecin à temps partiel, insiste le président. C’est tout ce qu’on veut, c’est tout ce que ça coûterait au gouvernement pour un service qui demeure extrêmement utile pour notre population, notamment pour nos personnes aînées. Une ou deux journées par semaine pourraient contribuer à solutionner le problème.»

Actuellement, le Centre de santé, qui opère depuis deux ans déjà, mise sur 1600 membres. «Nous aimerions grandement recruter d’autres membres, mais l’absence d’un autre médecin rend la tâche difficile, dit-il. Ça prend un médecin pour avoir des membres et ça prend des membres pour espérer obtenir la présence d’un autre médecin. C’est une sorte de cercle vicieux.»

Le député d’Orford, Pierre Reid, aurait mentionné que le dossier reposait sur le bureau du ministre Gaétan Barrette. «On nous dit qu’il y a présentement une pénurie de médecins en Estrie. Pourtant, ce n’est pas ce que disait le ministre Luc Fortin il y a quelques mois», se désole Richard Violette.

Ce dernier estime que les mandats actuels du ministre de la Santé favorisent grandement les grandes cliniques urbaines pour l’évaluation et le traitement des patients, et ce, au détriment des installations rurales comme celle d’Ayer’s Cliff.

Néanmoins, les dirigeants du CSVM s’apprêtent à lancer une nouvelle offensive afin de recruter quelque 400 autres membres au cours de la présente année. «Ça nous prend d’autres membres si on veut continuer à survivre», dit-il à ce sujet.

Le budget du CSVM avoisine les 225 000 $.

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