«La Grande Noirceur» vue par un peintre naïf

Par Patrick Trudeau
«La Grande Noirceur» vue par un peintre naïf
Le président du Musée d'art naïf Pierre Roy (à gauche) et l'auteur Louis E. Leprohon sont fiers de présenter une exposition en hommage au peintre Marcel Dargis.

MUSÉE. En présentant une exposition-hommage au peintre Marcel Dargis, le Musée d’international d’art naïf de Magog propose rien de moins qu’un cours d’histoire sur le patrimoine québécois des années 1930 à 1950.

Dans cette exposition d’une quarantaine de tableaux, présentée au Centre d’arts visuels jusqu’au 17 septembre, on y retrouve plusieurs chapitres de la vie en Mauricie, tels qu’imagés par M. Dargis.

Né en 1928, tout juste avant la Grande Dépression, l’auteur a grandi dans la paroisse de Saint-Lazare, à Cap-de-la-Madeleine. «Même s’il a vécu à une période qu’on appelle «La Grande Noirceur», c’était probablement pour lui les plus belles années de sa vie, l’époque où il a été le plus heureux», raconte Louis E. Leprohon, auteur d’un livre sur Marcel Dargis.

«Il est probablement l’artiste ayant le plus contribué à faire connaître cette période de manière positive en Amérique du Nord. Grâce à sa mémoire incroyable, il nous rappelle des endroits ou des modes de vie qui faisaient partie du quotidien des gens de l’époque, mais qui sont malheureusement disparus aujourd’hui», ajoute l’auteur.

Bien qu’il ait entamé sa carrière dans l’art naïf au début de la quarantaine seulement, Marcel Dargis compte aujourd’hui plus de 750 tableaux à son actif.

À l’aube de ses 87 ans, il poursuit toujours son travail de création, se consacrant notamment aux grands formats.

L’exposition de Magog regroupe d’ailleurs deux de ses œuvres grande taille, peintes il y a moins d’un an. «S’il y avait un panthéon des peintres naïfs du Québec, il serait parmi les premiers intronisés», a fait valoir le directeur du Musée d’art naïf de Magog, Michel Forest.

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