Fin de la grève à la Résidence Memphré

Par superadmin
Fin de la grève à la Résidence Memphré
Le ministère du Travail a nommé un arbitre qui entendra les parties concernant les clauses monétaires qui ne sont pas réglées. 

CONFLIT. Les 35 employés de la Résidence Memphré à Magog ont mis fin à leur grève qui durait depuis le 1er septembre. Ils ont accepté le protocole de retour au travail jeudi soir et, dès minuit une minute, chacun retrouvait son poste habituel.

La décision s’est effectuée en assemblée générale et ce n’est pas de gaieté de cœur que les travailleurs sont retournés à leurs tâches. Denis Beaudin, de la CSN-Estrie, explique que le retour au travail était inévitable puisque l’employeur, COGIR, avait réclamé l’arbitrage.

«COGIR avait le droit de demander l’arbitrage étant donné que c’est la première convention collective. Mais plutôt que de s’asseoir et de négocier avec le syndicat, COGIR préfère discuter devant un arbitre et tente de faire croire qu’il n’a pas les moyens de payer plus que le salaire minimum», reproche M. Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie.

Le représentant syndical explique que les employés tenaient à négocier au moins le protocole de retour au travail, au lieu de se le faire imposer par l’arbitre. «Pour protéger les employés et leur éviter des sanctions à leur retour», précise-t-il.

Pour le reste, il soutient qu’il n’y a plus de négociation, car l’arbitre va plutôt tenter d’effectuer de la conciliation. Entre autres, les clauses monétaires ne sont pas réglées.

«L’employeur n’est aucunement intéressé à négocier quoi que ce soit. Donc, rapidement, l’arbitre va trancher une convention collective», indique M. Beaudin, qui prévoit la possibilité qu’une première convention collective soit obtenue d’ici Noël.

Selon lui, les employés de la résidence pour aînés ont des salaires de 3 $ à 5 $ sous la moyenne de l’Estrie dans ce domaine d’activités. Ils gagnent en moyenne 10,50$/heure, à peine 15 cents de plus que le salaire minimum. Ils n’ont aucun avantages sociaux, ni assurance collective ou régime de retraite.

«COGIR gère plus de 45 résidences privées. C’est aberrant de l’entendre dire qu’il ne fait pas assez d’argent pour payer ses employés, alors qu’il s’apprête à investir dans la bâtisse pour agrandir la Résidence Memphré», mentionne M. Beaudin.

L’agrandissement de l’établissement de la rue Merry Nord prévoit l’ajout de 57 unités de logement sur trois étages. Les nouvelles installations seraient derrière le bâtiment actuel pour offrir un total de 150 unités.

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