Entreprendre en milieu rural, la clé du succès?

Par superadmin
Entreprendre en milieu rural, la clé du succès?
À La petite fiole

SAINT-ÉTIENNE-DE-BOLTON. Les habitants des villages et des petites villes seraient plus déterminés à entreprendre que ceux des grandes villes, selon le rapport annuel de l’Indice entrepreneurial québécois (IEQ), réalisé par La Fondation de l’entrepreneurship.

Le Reflet du Lac a voulu vérifier cette information en visitant l’herboriste Caroline Ouellette, propriétaire de La petite fiole, à Saint-Étienne-de-Bolton.

Dans le sondage de l’IEQ, on rapporte qu’une majorité de Québécois veulent entreprendre dans leur région de domicile. Originaire de Waterloo, Mme Ouellette ne fait pas exception à la règle. D’ailleurs, elle réside à Saint-Étienne-de-Bolton depuis 1999.

«C’était vraiment important pour moi de rester dans la région, parce que j’aime beaucoup les petits villages et les montagnes. De plus, mes enfants vont à l’école alors je ne voulais pas changer tout ça», souligne celle dont la boutique contient des produits naturels pour le corps, l’être et l’esprit fabriqués en respect avec la nature.

Au Québec, provenir d’une famille en affaires double les chances de vouloir devenir entrepreneur. Le grand-père de Caroline Ouellette avait un marché d’aliments naturels, et son père en a pris la relève. Cela a fort probablement influencé son parcours. «Mon père et mon grand-père étaient des hommes d’affaires dans le domaine de l’alimentation naturelle et des plantes médicinales, entre autres. Ça a toujours été comme ça chez moi», déclare-t-elle.

Les Québécois seraient aussi davantage motivés à se lancer en affaires par le désir d’accomplissement et par le besoin d’indépendance que par la nécessité de survivre ou de sortir de la précarité. Encore une fois, l’entrepreneure confirme cette statistique. «Ça m’apporte beaucoup d’autonomie et de belles expériences. C’est très nourrissant, parce que les gens sont curieux, ou encore ils sont très connaisseurs, alors ça me permet d’avoir des échanges constructifs.»

Caroline Ouellette a toujours été persuadée que son projet allait connaître du succès. De plus, elle croit que d’entreprendre en milieu rural apporte son lot d’avantages. «Je peux tout faire de chez moi. Si j’étais en ville, je devrais louer un local et je n’aurais probablement pas de jardin. Je peux aussi être plus présente pour ma famille», conclut-elle.

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