De Too Many Cooks à Bad Boyz Boogie

Par superadmin
De Too Many Cooks à Bad Boyz Boogie
Le Bad Boyz Boogie sera en spectacle le 19 décembre

MUSIQUE. Le Magogois Richard d’Anjou a connu un immense succès au début des années 1990, avec le groupe Too Many Cooks et des chansons telles que «Rita», « Believe Me Sister» et «I Refuse to Die». Après une longue pause de la scène, l’auteur-compositeur-interprète est de retour avec le groupe Bad Boyz Boogie. Le groupe sera d’ailleurs en spectacle le 19 décembre, au Cabaret Eastman.

Q:Tu t’es joint au groupe Bad Boyz Boogie il y a deux ans. Est-ce que tu te consacres à nouveau à la musique à temps plein?

R:Non. Nous sommes cinq gars du même âge et on fait de la musique par passion. On fait des spectacles, et si on vend des disques, tant mieux! Mais on ne court plus après les contrats. Aujourd’hui, j’ai deux enfants et je suis charpentier-menuisier à temps plein. Ma réalité est bien différente!

Q:Ton groupe et toi présentez un EP de sept chansons intitulées «Bad Boyz Boogie and Friends». Votre musique est très influencée par le blues. C’est un style musical que tu apprécies particulièrement?

R:J’adore cette musique depuis mon enfance! Encore aujourd’hui, je pleure quand j’écoute du Delta blues ou du Chicago blues! Lorsque j’entends une vieille chanson de Robert Johnson, je l’imagine dans les champs de coton et ça me fait frissonner; ce n’est pas un petit «rapper» de Los Angeles qui a des parents millionnaires!

Q:Le groupe Too Many Cooks, que tu formais avec le guitariste Dan Georgesco, a connu un immense succès au début des années 1990. Comment a commencé votre histoire?

R:J’ai rencontré Dan au bar Chez Ronnie, à Sherbrooke, grâce à des amis communs. À l’époque, j’étudiais en art au Cégep et lui en droit à l’Université de Sherbrooke. On a décidé d’enregistrer un démo et on s’est rendu compte que plusieurs personnes aimaient ce que l’on faisait. On a choisi de ne pas attendre les offres des compagnies de disque; on a arrêté nos cours à l’école, pour composer à temps plein. Des amis nous on avancé de l’argent pour aller enregistrer en studio notre premier album éponyme. Les gens ont commencé à assister à nos spectacles en grand nombre. On a envoyé cet album chez A&M Records, qui était à l’époque le lebel de Sting, entre autres, et on a signé un contrat avec eux (album «Food Fight»).

Q :À l’époque, les groupes québécois n’étaient pas nombreux à chanter en anglais. Pourquoi avoir choisi l’anglais?

R :Tout simplement parce que c’était naturel pour nous. Ma mère est anglophone. Chez moi, mes parents n’écoutaient pas de musique française. C’était Led Zeppelin, Elvis ou Johnny Cash. Mon amour pour la musique est viscéral. Petit, pour m’endormir, j’installais une petite radio en dessous de mon oreiller et je dormais toute la nuit avec la musique dans les oreilles!

Q:L’album «Food Fight» a connu un grand succès, mais il n’a jamais été poussé comme prévu chez nos voisins du Sud?

R:La compagnie A&M Records a été rachetée par une autre compagnie et les choses se sont corsées.

Q:Tu as même carrément disparu du paysage musical…

R:Oui. Après Too Many Cooks, j’ai fait une sérieuse dérape. À un certain moment, je me suis réveillé à l’hôpital; j’ai eu à prendre des décisions. Je pense avoir pris les bonnes! Je suis sobre depuis dix ans.

Q:Quels conseils donnerais-tu à des jeunes qui désirent faire carrière en musique?

R:Say no to drugs (dites non à la drogue)! Plus sérieusement, je leur dirais de rester vrais, de composer sans cesse des chansons et de ne pas attendre après personne! Ils doivent aussi se poser la question suivante :est-ce que je veux faire de la musique ou je veux faire de la business? Il y a une grosse différence.

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