Compton-Stanstead: quatre candidats, un seul siège

Par Vincent Cliche
Compton-Stanstead: quatre candidats, un seul siège
Gustavo Labrador

DÉBAT. Les quatre principaux candidats dans Compton-Stanstead ont livré leurs positions sur différents dossiers à l’occasion d’un débat, tenu au Club de golf Coaticook, hier soir (6 octobre).

Les festivités ont même débuté quelques minutes avant l’événement, alors qu’un peu plus de 80 personnes ont pris part à la manifestation organisée à l’extérieur des locaux. L’Union des producteurs agricoles de Coaticook a fait une démonstration de force en amenant une douzaine de tracteurs sur les lieux. Jean Rousseau (Nouveau parti démocratique), Marie-Claude Bibeau (Parti libéral du Canada), France Bonsant (Bloc québécois) et Gustavo Labrador (Parti conservateur du Canada) ont pu se prononcer sur le récent Partenariat transpacifique, que les producteurs laitiers décrient.

Voici un résumé de la soirée sous forme de questions-réponses.

Quels sont les principaux enjeux auquel est confronté Compton-Stanstead?

Gustavo Labrador: Je constate que l’un des enjeux principaux dans le comté, c’est celui de la diversification de l’économie. Il faut créer des emplois stables, à long terme et bien rémunérés pour que les gens demeurent en région.

France Bonsant: L’agriculture est au cœur de Coaticook et de mes priorités. Il faut s’assurer que les chemins de fer soient sécuritaires. Les villes doivent savoir ce que contiennent les wagons.

Marie-Claude Bibeau: La protection et le développement du secteur agricole. On va travailler de façon transparente avec les producteurs. C’est vraiment un enjeu majeur.

Jean Rousseau: On n’a pas le choix de parler de l’agriculture. La foresterie, c’est important aussi. Il faut avoir un meilleur accès à la machinerie. On oublie souvent le tourisme, mais Coaticook a une offre exceptionnelle. Il faut aider et soutenir la créativité de ces organismes.

Considérant que le Partenariat transpacifique soit adopté tel quel, que fera votre parti pour colmater la brèche dans la gestion de l’offre et ainsi minimiser les impacts dans le secteur agricole?

Marie-Claude Bibeau: On s’engage à analyser cette entente de façon responsable et très transparente. On veut un débat public sur la question. Notre engagement est à l’égard de la protection de la gestion de l’offre, mais encore plus de protéger celui de la ferme familiale au Québec. On a une équipe très compétente pour bien représenter ce secteur. Quand on regarde du NPD en cette matière, c’est M. Rousseau qui porte ce dossier. Malgré tout le respect que je vous dois, je ne crois pas que vous ayez une grande expertise dans le domaine de l’agriculture.

Gustavo Labrador: Je veux travailler avec les producteurs pour terminer cette histoire de protéines laitières, qui entrent au pays de manière camouflée. Je m’engage à travailler avec le milieu pour que ce soit corrigé. On a aussi un programme de garantie de valeur de quotas, de même qu’un programme de 450 M$ valorisation et de modernisation des équipements pour les transformateurs de lait. Ça va les aider à aller vers l’exportation et les marchés étrangers.

Jean Rousseau: On veut protéger la gestion de l’offre dans son intégralité. Présentement, ça représente une perte de 25 000 $ pour un troupeau de 60 bêtes. Il faut resserrer nos frontières avec plus d’inspection. Il faut aussi s’assurer de faire respecter les normes de notre pays. Si on laisse ça aller, il y aura moins d’emplois et ça ne profitera pas aux consommateurs.

France Bonsant: Dans le monde du commerce, les frontières existent de moins en moins. L’économie de la MRC repose beaucoup sur l’agriculture. Certaines entreprises pourraient fermer et là, qui les achètera? Sur les 12 ententes de libre-échange signées, jamais la gestion de l’offre n’a été touchée. Pourquoi les conservateurs l’ont-ils fait? Ils se cachent derrière l’entente. C’est le Partenariat qui a fait la job sale.

Quel est votre engagement financier afin d’aider Coaticook pour que les inondations du ruisseau Pratt ne se répètent plus?

Marie-Claude Bibeau: On a un programme d’investissements dans les infrastructures vertes de six milliards de dollars. Comme les débordements du ruisseau Pratt sont directement associés aux changements climatiques, la Municipalité pourrait aller faire des demandes de financement dans cette enveloppe.

France Bonsant: Je ne peux vous promettre d’argent, car on ne sera pas au pouvoir. L’argent doit revenir au Québec. Et c’est la province qui devrait décider. On va recommander fortement que le gouvernement fédéral assume 50 % des dépenses dans le dossier du ruisseau Pratt. Ça prend aussi un bassin de rétention d’eau.

Gustavo Labrador: Si j’avais l’argent ce soir, si j’avais les cordons de la sacoche, je vous donnerais un chèque ce soir. Je veux être un partenaire et un allié pour aller chercher les fonds nécessaires.

Jean Rousseau: Il y a des fonds disponibles. Mais, avant tout, ça prend une bonne concertation entre les trois paliers pour répartir équitablement la responsabilité. Étant donné la répétition des événements, il faut arriver à une solution rapidement.

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