La piscine de La Ruche enfin rouverte après plusieurs mois

La piscine de La Ruche enfin rouverte après plusieurs mois

Les travaux de réfection de la piscine du Centre sportif ont permis de voir cette impressionnante infrastructure sans eau pour une rare fois. 

Crédit photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau

BRIS. Des centaines d’amateurs d’activités aquatiques ont poussé un soupir de soulagement au cours du dernier week-end. Après des mois de fermeture, la piscine Desjardins du Centre sportif La Ruche est finalement rouverte.

Hors service avant même la fin de la dernière année scolaire, le bassin semi-olympique (8 corridors et 25 mètres de longueur) aura causé bien des maux de tête aux dirigeants de la Commission scolaire des Sommets (CSS) et aux responsables du Centre sportif.

Cet arrêt a également chamboulé l’horaire d’autres organismes comme le Club de natation Memphrémagog, le Club de triathlon Memphrémagog et les Mem-Fées (nage synchro).

Au cours des dernières semaines, on a notamment utilisé à profusion l’autre piscine de La Ruche (4 corridors et 20 mètres de longueur), en plus «d’alléger» l’horaire du bain libre.

Les différents cours aquatiques qui se déroulent habituellement le week-end (notamment pour les enfants), débuteront pour leur part avec quelques semaines de retard, soit le 27 octobre prochain.

Plus d’un million de litres d’eau

Selon la CSS, c’est en voulant faire une mise au point de routine à la fin du printemps qu’on s’est aperçu que l’immense bassin en acier inoxydable présentait des anomalies, notamment des joints qui étaient détériorés.  «Quand on l’a vidé, on a réalisé qu’il y avait plus de travail à faire que prévu. On devait entre autres refaire des soudures et remplacer la toile (qui couvre seulement le fond de la piscine). On en a aussi profité pour effectuer un service préventif des autres composantes, comme le fifre, et nettoyer tout le système», a expliqué le directeur adjoint aux ressources matérielles de la CSS, Alain Thibault.

Construite en 2012 selon un modèle américain, la piscine du Centre sportif La Ruche est la seule en son genre au pays. «Il y a d’autres piscines en acier inoxydable au Québec, mais nous sommes les seuls à avoir cette marque, qui vient des États-Unis», précise M. Thibault.

Lorsque des bris surviennent, il faut donc habituellement faire appel à une expertise chez nos voisins du sud.

La période estivale, où bien des travailleurs sont en vacances, a également ajouté des délais.

Et comme si ce n’était pas suffisant, une première remise en service a échoué il y a quelques semaines, alors que l’eau laissait paraître une couleur douteuse. «Ça peut prendre une semaine lorsque la piscine est vide et qu’on veut la remettre en marche. On doit d’abord la remplir avec 1,3 million de litres d’eau, traiter cette eau pour qu’elle soit de qualité et ensuite la chauffer», énumère M. Thibault.

Rouverte depuis samedi, la piscine Desjardins affichait son éclat des beaux jours au cours du week-end et grouillait déjà d’activité… au grand bonheur des nombreux utilisateurs.

Deuxième bris en un an

Inaugurée en 2012, la piscine du Centre sportif  La Ruche est déjà un lieu de rendez-vous pour plusieurs événements d’importance, comme des compétitions provinciales de natation et de nage synchronisée.

Construit au coût de 3 millions $ (bassin seulement), l’endroit fait partie d’un projet de 23 millions $ qui englobe aussi des nouveaux gymnases, une salle de musculation, des vestiaires et un terrain synthétique.

Cette infrastructure de taille semi-olympique est surplombée par une mezzanine sur deux côtés, afin d’offrir une vue imprenable aux spectateurs.

C’est la deuxième année consécutive, toutefois, que cette piscine est touchée par une fermeture. En juin 2017, on avait dû cesser les activités pendant quelques semaines en raison d’un bris à l’impulseur de la pompe reliée au filtreur.

Bien que ces avaries entraînent des coûts d’entretien supplémentaires, la Commission scolaire refuse pour l’instant d’avancer des chiffres, étant en continuels pourparlers avec son fournisseur américain. «Il y a des pièces qui sont garanties de 5 à 10 ans et qui sont donc aux frais du constructeur. Pour le reste, c’est assez difficile à chiffrer, car nous sommes toujours en discussion pour diminuer la facture», a précisé Alain Thibault, sur une note prudente.

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