Un regroupement des services incendie à l’étude à l’Ouest du lac Memphrémagog

SÉCURITÉ. L’idée de regrouper les services incendie du Canton de Potton, Austin, Bolton-Est et Eastman a été discutée lors d’une rencontre avec les maires et directeurs généraux concernés, le 11 mars dernier.

Potton pilote cette démarche qui en est à ses balbutiements. Cette Municipalité avait mandaté un consultant expert, Michel Richer, pour analyser une mise en commun des pompiers sur le versant Ouest du lac Memphrémagog. Une étude en ce sens a été présentée le 11 mars.

Le maire du Canton de Potton, Bruno Côté, est convaincu du bien-fondé de cette démarche. “Le ministère de la Sécurité publique du Québec recommande le regroupement de ces forces, affirme-t-il. Nous sommes déjà en bonne position pour réaliser des économies, améliorer notre efficacité et protéger encore mieux nos populations.”

M. Côté croit aussi qu’une mise en commun des services offerts par les pompiers de la région sera un important pas à franchir pour réactiver le schéma de couverture de risques en incendie de la MRC, échu depuis 2023. Fixé par Québec, ce schéma comprend des objectifs d’intervention et des moyens pour les atteindre.

M. Côté écarte la création d’une régie intermunicipale, comme la structure qui a été mise en place avec la Régie Incendie Memphrémagog Est avec une dizaine de villes en 2018, incluant North Hatley, Ayer’s Cliff et Stanstead. Il pense davantage à un regroupement sous délégation de compétences, dont le chef d’orchestre serait le Canton de Potton.

“On aurait une seule équipe administrative et on conserverait les casernes et tous les pompiers, assure-t-il. Notre future caserne dotée d’équipements plus modernes à Potton pourrait servir, mais on ne vise pas à imposer une quote-part aux municipalités.”

Une offre de services suivra d’ici deux semaines. Les élus pottonais achemineront ce document à leurs pairs d’Austin, Bolton-Est, Saint-Benoît-du-Lac et Eastman. “Je pense qu’il y a urgence d’agir, mais on va laisser le temps aux élus concernés d’analyser l’étude et notre proposition”, résume M. Côté.

Pour sa part, la mairesse d’Austin, Lisette Maillé, veut bien réfléchir sur les avantages et les inconvénients d’un regroupement avant de prendre position. “L’étude énumère toutes les options, incluant le statu quo, constate-t-elle. Il existe déjà des services mis en commun, mais il est peut-être à propos de supprimer quelques doublons. Il faut aussi être conscient qu’il faut renouveler notre schéma de couverture de risques en incendie.”