Un Magogois remporte la photographie animalière de l’année au Canada
RECONNAISSANCE. Un vidéaste et photographe de Magog a vu son travail être reconnu, tout récemment, alors que le magazine Canadian Geographic lui a décerné le prix de le photographie animalière de l’année pour un cliché d’un caneton, capté dans les eaux du lac Memphrémagog.
Se consacrant à temps plein à la photographie animalière et de plein air depuis plus de quatre ans, Alex Côté en était à sa toute première participation à ce concours, organisé tous les ans par le populaire magazine. C’est dans la catégorie “Animaux aquatiques” que le principal intéressé s’est démarqué de ses pairs.
La photographie en question, captée à la fin juin, met en lumière un bébé grand harle lors d’un plongeon dans les eaux du lac Memphrémagog. Ce qui rend cette prise de vue si remarquable, selon Alex Côté, est le fait que ce comportement spécifique est extrêmement difficile à photographier. “Habituellement, les mamans harles avec leurs petits sont extrêmement craintives et prudentes. Dès qu’elles sentent une présence humaine, elles prennent la fuite. J’ai fait plusieurs recherches, et à ma connaissance, je suis le premier à avoir réussir à le faire, du moins, à ce que je sache. Et ce qui est encore plus ironique, c’est que je l’ai fait devant chez moi, à Magog!”, raconte l’homme de 29 ans.

Cette photo primée, illustrant un caneton grand harle en plongée sous l’eau, a été captée dans les eaux du lac Memphrémagog à la limite entre Magog et Austin. (Photo gracieuseté – Alex Côté/bbtproduction.com)
Lors de la journée de cette prise de vue “historique”, le vidéaste s’apprêtait à s’aventurer sur son plan d’eau préféré pour prendre des images de poissons. C’est en se rendant sur son quai qu’il a remarqué la maman grand harle, avec seulement deux petits à ses côtés. “Ç’a piqué ma curiosité, car normalement, les portées sont plus nombreuses. Alors j’ai décidé de les observer en m’équipant simplement d’un masque et d’un tuba, ainsi que d’une ceinture avec des poids à ma taille, pour me permettre de me déplacer sous l’eau, sans faire de mouvements brusques. Je suis peut-être resté quatre ou cinq heures sur place pour gagner leur confiance et être capable de m’en approcher.”
Un haut degré de difficulté
En plus de devoir faire preuve d’une grande patience, une photographie sous-marine comme celle-ci présente plusieurs défis techniques, selon Alex Côté. “D’être sous l’eau, ce n’est pas du tout la même “game” que de prendre une photo sur terre, par exemple. Il y a l’enjeu de la lumière, mais aussi de la visibilité, car chaque mouvement peut créer des vagues ou de la poussière qui nuit à notre travail. Et sous l’eau, on ne peut pas utiliser de trépied, donc ça ajoute un élément de difficulté.»
Pour son accomplissement, le lauréat verra son cliché être publié sur les différentes plateformes du Canadian Geographic, dont des revues et un calendrier. “De gagner un des prix les plus prestigieux au Canada dans ce style de photographie, avec une photo prise devant chez moi avec un animal de ma région, c’est gratifiant et ça me permet de voir les choses différemment. Ça me prouve que je ne suis pas toujours obligé d’aller si loin pour vivre des moments uniques dans le monde», conclut celui qui était de retour d’un voyage en Arctique pour filmer des ours polaires et des narvals.
Pour en savoir plus sur la carrière et les projets d’Alex Côté, il suffit de consulter le www.bbtproduction.com.

Natif et résident de Magog, Alex Côté se consacre à la vidéo et à la photographie animalière à temps plein depuis environ cinq ans. (Photo gracieuseté – Alex Côté/bbtproduction.com)
