“Pas un terrain de golf, mais un petit espace récréatif”

AUSTIN. Le controversé aménagement situé à 400 mètres du lac Memphrémagog à Austin ne serait pas un traditionnel terrain de golf, mais un “petit espace récréatif”, aux dires du propriétaire Glenn J. Chamandy. 

Dans une déclaration écrite transmise ce mardi 2 septembre, il tient à préciser que ces travaux ne représentent seulement 1,5 % de la propriété. Par ses commentaires, il espère “rétablir les faits”.

Selon lui, les reportages des dernières semaines sont “exagérés et déformés”, tout en colportant de fausses allégations.

“Il est important de préciser que les rives et le terrain demeurent intacts et préservés, ajoute le PDG de l’entreprise Gildan. Les travaux ont été volontairement arrêtés le 15 août, et notre intention a toujours été de collaborer de façon ouverte et constructive avec les autorités concernées, en utilisant les canaux appropriés pour fournir toute la documentation nécessaire et assurer une conformité complète avec les exigences applicables”.

“Nous réaffirmons qu’il n’y a ni dommage à l’environnement, ni rejet illégal dans le lac, ni terrain de golf. Ces affirmations sont inexactes, non fondées et fausses, déplore-t-il. Malheureusement, il est souvent facile de cibler ceux qui sont perçus comme riches ou prospères afin de servir des intérêts personnels. Ma famille ne devrait pas être utilisée comme tremplin pour de telles ambitions.”

M. Chamandy cible notamment la présidente du groupe Memphrémagog Conservation Inc. (MCI), Johanne Lavoie, pour la propagation de “fausses informations”. “Si ses préoccupations étaient réellement environnementales, il existe des enjeux beaucoup plus pressants à traiter, comme la coupe d’arbres sur les rives, le niveau bas des eaux qui empêche les résidents d’utiliser leurs embarcations, la prolifération d’algues, ou encore les poissons malades.”

Rappelons que ces travaux font l’actualité depuis quelques semaines. Le MCI dénonce ce chantier, tandis que le ministère de l’Environnement et la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) jugent ces travaux illégaux. Ces deux instances exigent le remise du terrain dans son état original.