Louis Villeneuve mise sur son expérience

POLITIQUE. Même s’il s’agit de son baptême sur la scène fédérale, le libéral Louis Villeneuve mise sur son expérience en politique municipale pour remporter les élections du 28 avril prochain dans la circonscription de Brome-Missisquoi.

L’actuel maire de Bromont estime que son bagage accumulé au conseil municipal de l’endroit lui permet de se démarquer de ses adversaires. Selon M. Villeneuve, ses huit ans à la tête de la Ville et quatre autres années à titre de conseiller lui confèrent de “l’expérience qui ne s’achète pas”.

Ce représentant du parti dirigé par Mark Carney ajoute que le travail de maire va au-delà des décisions prises lors des séances publiques. Il brandit son curriculum vitae qui comprend, entre autres, des présidences au Centre local de développement de Brome-Missisquoi, à la Société de développement économique de Bromont et à l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie.

Il a aussi été membre du conseil d’administration de la Zone d’innovation Technum Québec à Bromont, en plus de s’impliquer dans la création du corridor Albany-Bromont. L’objectif de ce dernier concept consiste à transformer Bromont en un acteur “incontournable” dans la production de semi-conducteurs en Amérique du Nord.

“Un possible siège à Ottawa nécessitera inévitablement une adaptation de ma part, mais je me sens en bonne position pour défendre tous les dossiers régionaux et bien représenter les gens de tous les secteurs d’activités”, affirme M. Villeneuve.

ADMIRATION POUR MARK CARNEY

Le candidat libéral ne cache pas son admiration pour son chef Mark Carney. Il le considère comme “l’homme de la situation”, surtout avec la guerre commerciale engendrée par le président américain Donald Trump.

Pendant qu’il réfléchissait à faire le saut ou non au fédéral, Louis Villeneuve a finalement accepté de relever ce défi dès que Mark Carney a confirmé son arrivée à titre de leader libéral. “Notre chef est le mieux placé, grâce à sa vaste expérience économique sur la scène mondiale, pour affronter les quatre prochaines années du mandat Trump”, affirme-t-il.

En ce qui concerne les enjeux régionaux, il prévoit s’attarder à l’état de santé des lacs Champlain et Memphrémagog s’il obtient la confiance des électeurs. Après ses rencontres sur le terrain dans les dernières semaines, il entend défendre les besoins et les intérêts des gens et des entreprises à Ottawa en matière de logement, du coût de la vie et des impacts de la guerre tarifaire sur les entreprises. 

“Notre plan de l’habitation est le plus ambitieux depuis la Seconde Guerre mondiale, insiste M. Villeneuve. Il prévoit des dizaines de milliards de dollars pour construire 500 000 logements par an.”

Par ailleurs, M. Villeneuve hésite avant de promettre le retour d’un bureau de comté à Magog. La députée des dernières années, Pascale St-Onge, avait centralisé ses activités à Cowansville, mais M. Villeneuve admet qu’il est trop tôt pour confirmer une ouverture magogoise. “Je dois d’abord être élu et connaître les budgets disponibles, observe-t-il. Ma priorité est de composer une équipe compétente pour servir la population. Je favorise d’ailleurs un bon personnel plutôt qu’une seconde adresse.”

ABSENCE AU CJE

Louis Villeneuve se défend d’avoir boudé l’activité “Dîner pizza Élections”, présentée par le Carrefour jeunesse Emploi Memphrémagog, le 15 avril dernier à Magog. Il souhaitait s’y rendre, mais il signale que les agendas se bousculent fréquemment avec des imprévus en campagne électorale. “Le comté est aussi très vaste, précise-t-il. Et j’en profite quotidiennement pour rencontrer des gens, des élus et des organismes dans plusieurs villes et villages de la circonscription.”

À Magog, il a notamment rencontré des représentants de Magog Technopole, du Corridor appalachien, du Memphrémagog Conservation Inc. et plusieurs entreprises. Au moment d’écrire ces lignes, il était de passage à Saint-Étienne-de-Bolton avant d’aller discuter avec la direction d’Owl’s Head.