Le nouveau parc de planche à roulettes de Magog déjà pris d’assaut

MAGOG. Même si la pluie est venue jouer les trouble-fêtes, ils ont été plusieurs à s’élancer sur la surface bétonnée du nouveau parc de planche à roulettes de Magog lors de son ouverture le 17 juillet dernier, après environ un an de travaux et un investissement de 3,3 M$.

Prévue initialement en début de soirée, au moment où de violents orages se sont abattus sur la région, l’ouverture a été devancée par chance de quelques heures. Si bien que de nombreux adeptes en planches à roulettes, vélos et trottinettes ont eu suffisamment de temps pour tester leur nouveau terrain de jeu situé au coeur de la pointe Merry, dans le parc de la Baie-de-Magog.

S’il y avait principalement des ados sur place, dont certains en ont mis plein la vue avec des manoeuvres de haute voltige, on a également pu apercevoir quelques participants plus jeunes, mais oh combien heureux.

Ce fut notamment le cas de la petite Rose, âgée de 3 ans et demi, qui a eu un plaisir fou de s’élancer sur la piste à rouleaux (pumptrack) avec son vélo sans pédalier sous les yeux charmés des spectateurs, dont ceux de son papa Olivier Paradis. “On voulait être là pour l’inauguration, car ça fait tellement longtemps qu’on l’attendait! On ne pensait même pas qu’il y avait une “pumptrack”, alors c’est juste parfait pour les plus jeunes comme ma fille, qui peuvent avoir du plaisir à côté des plus grands. Je trouve que l’emplacement du “skatepark” est idéal, en étant central et vraiment proche de tout. Ça va amener une énergie complètement nouvelle à la pointe Merry!”, est d’avis le père de famille.

Un projet «extrêmement positif»

Ayant travaillé sur ce projet depuis son arrivée à la prévention de la Régie de police de Memphrémagog, il y a 8 ans, Mickaël Laroche est heureux de voir que tous les efforts investis par les membres du Comité espace jeunesse ont porté fruit. “Ça fait longtemps qu’on essaie de trouver des solutions avec les jeunes pour qu’ils aient un endroit pour eux au lieu de flâner dans les restos et faire du grabuge. Ils voulaient un espace à eux, à la pointe Merry, et c’est exactement ce qu’ils ont maintenant avec le “skatepark”, qui répond à tous leurs besoins. J’espère que les utilisateurs vont en prendre soin, car ils sont vraiment privilégiés”, partage l’agent Laroche.

Ce dernier est convaincu que l’emplacement permettra d’assurer une surveillance adéquate, au besoin. Il s’est dit aussi rassuré par le bruit puisqu’à son avis, la surface bétonnée est beaucoup moins bruyante que les anciens modules en métal. “C’est un projet extrêmement positif sur toute la ligne!”, s’exclame le policier.

Certains trottinettistes ont eu le temps d’en mettre plein la vue avant les averses, qui ont mis fin aux festivités plus rapidement que prévu. (Photo Le Reflet du Lac – Marco Bergeron)

Une campagne majeure à l’horizon

Arrivé récemment à la présidence de l’organisme Oskar, qui oeuvre dans le projet du «skatepark» depuis plusieurs années, Stephanne Choquette prépare déjà les étapes à venir. D’ici les prochaines semaines, une campagne de sociofinanement sera lancée avec une ambitieux objectif de recueillir 350 000 $ dans le but d’aider au financement de cette infrastructure sportive, qui a coûté 3,3 M$.

«Cette campagne va nous permettre de consolider le lieu et de s’assurer qu’il soit pérenne dans le temps. Financièrement, la Ville de Magog et les gouvernements ont fait leur part. Ce sera au tour de la population et du corporatif de contribuer à cette bonne cause», partage M. Choquette.

Des activités seront organisées pour animer le lieu, qui se veut à la fois inclusif et axé sur les sports et la culture. «On va travailler sur une programmation en consultant les jeunes, pour savoir ce qu’ils veulent réellement. Par exemple, dès que les conteneurs seront installés, une exposition de photographies sera présentée à l’intérieur», partage M. Choquette.

Le Magogois Stephanne Choquette est le président d’Oskar, une organisme qui oeuvre dans le projet du “skatepark” depuis plusieurs années. (Photo Le Reflet du Lac – Marco Bergeron)