La chaleur des Caraïbes enflammera la pointe Merry

CULTURE. Magog vibrera de nouveau sous la chaleur, les couleurs et la passion des Caraïbes lors du Festiv’arts caribéen, qui se tiendra au parc de la Baie-de-Magog (pointe Merry), les 1er, 2 et 3 août prochains.

Le Comité d’exposition sur les arts et la culture caribéenne (CEACC) dévoilait récemment sa programmation. Elle s’articule principalement autour de la musique avec des spectacles durant les trois jours de festivités.

Des rythmes endiablés du zouk à la douceur du reggae, en passant par l’énergie de l’afrobeat ou du jazz caribéen, la musique sera au coeur de la fête. Parmi les têtes d’affiche de cette année, citons le groupe “Rara Soley” (apparation au Festival de jazz de Montréal le 5 juillet), la voix puissante de Jayleen Mc Carthy (originaire de Saint-Martin) et le jeune rappeur de Sherbrooke, King Fali.

La programmation se déploiera aussi sous la forme d’ateliers, de fabrication de masque pour le défilé, d’exposition d’arts visuels, de soirées dansantes et de découvertes culinaires.

Le grand manitou de cet événement, Thesalus Pierre-Étienne, invite la population à célébrer gratuitement et collectivement la richesse des cultures afro-caribéennes. Le pdg du CEACC parle d’une “célébration vibrante, haute en couleur, en rythmes et en émotions, consacrée à l’héritage, à la créativité et à la diversité des cultures d’Afrique et des Caraïbes”. Le thème de cette année est d’ailleurs “Faire dialoguer les cultures”.

“Nous croyons que la culture est un pont, une invitation au dialogue, à la découverte de l’autre et à l’épanouissement collectif, résume M. Pierre-Étienne. Cette année, plus que jamais, nous avons voulu placer l’accent sur l’inclusion, la jeunesse et la transmission des savoirs.”

Thesalus Pierre-Étienne apprécie le “vivre ensemble” très présent en Estrie. Il observe ce phénomène qui profite à une région de plus en plus cosmopolite. Il se dit en bonne position pour le constater, lui qui réside à Austin depuis 2014. Sa famille a précédemment habité Pierrefonds. Il est né en Haïti avant de s’installer au Québec en pleine crise d’octobre en 1970.

Information sur le festival au www.festivartscaribeen.com .