Déjà 80 élèves à l’école alternative du Solstice

ÉDUCATION. L’école primaire du Solstice accueille 80 élèves à sa seconde année d’existence à Magog. Les travaux majeurs de 6,6 millions de dollars sont presque complétés, ce qui a permis de transformer cette ancienne Relance et Collège Saint-Jean-Bosco en une école résolument moderne.

La transformation est majeure avec de nouvelles classes, des consolidations de murs, le retrait d’amiante, une nouvelle ventilation et l’installation de la géothermie, notamment. Ne reste qu’à finaliser la bibliothèque, la cuisine communautaire et la cour extérieure avec la plantation d’arbres matures.

Le directeur Marc-Antoine Mauzerolle apprécie travailler dans ce lieu d’éducation inspirant. Il assure que l’importante somme investie par le Centre de services scolaire des Sommets (CSSS) est pertinente. Selon lui, les autres écoles ne sont pas négligées pour autant. «Nous sommes choyés, mais nous ne sommes pas meilleurs que les autres institutions scolaires», observe-t-il.

Le décor est différent, et la pédagogie de distingue également du réseau scolaire régulier même si l’école primaire du Solstice est publique. Elle fait partie du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (RÉPAQ), tout comme une quarantaine d’autres au Québec, comme l’École des Enfants-de-la-Terre à Waterville et l’Écollectif de Sherbrooke.

Il s’agit toutefois d’une première école alternative sur le territoire du CSSS. «L’intérêt croissant confirme que l’école répond à un besoin des familles, ajoute M. Mauzerolle. Nous avons commencé avec 50 élèves et nous pensons déjà à ajouter une 6e classe l’an prochain et une 7e dans deux ans. Notre potentiel est de 130 élèves.»

Composée d’une quinzaine d’employés au total, cette école s’inspire de l’éducation axée sur la nature, le plein air et le développement durable, influencée par un modèle finlandais et par la pédagogie Freinet. L’enseignement accorde une grande place aux enfants, qui participent d’ailleurs aux prises de décisions en compagnie des parents qui doivent s’impliquer davantage que dans les autres écoles.

PAS DE DICTÉE NI DE NOTE

Cette institution scolaire a aussi écarté les traditionnelles dictées et notes avec pourcentage accordées aux enfants. Les enseignants favorisent les évaluations descriptives, de concert avec les élèves. «Les échecs sont toutefois possibles si un élève ne possède pas les compétences telles qu’exigées par le ministère de l’Éducation», informe-t-il.

La facture de 6,6 M$ a été payée via des enveloppes budgétaires du ministère de l’Éducation, 850 000 $ d’une mesure particulière pour la qualité de l’air intérieur (ajout de ventilation centralisée) et le reste à même le poste de maintien d’actifs immobiliers du CSSS.

Une soirée d’information et d’admission se tiendra au 1011, rue Sherbrooke à Magog, le 28 novembre, à 19 h. Information supplémentaire au https://solstice.cssds.gouv.qc.ca/