Agrandissement du parc national du Mont-Orford: la MRC presse Québec de respecter son propre décret

ENVIRONNEMENT. La MRC de Memphrémagog digère mal un autre report des délais prévus pour officialiser l’agrandissement du parc national du Mont-Orford. Québec vise maintenant l’adoption du décret en 2026, alors que la date prévue était précédemment fixée à 2025.

Les maires demandent au gouvernement et au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs de maintenir les délais déjà annoncés. 

Adoptée le 17 septembre dernier, la résolution stipule que “l’absence de statut officiel nuit à la sauvegarde du territoire public, à la surveillance du secteur, à la préservation de la biodiversité et des milieux sensibles”.

Toujours selon la MRC, la région attend depuis longtemps cet agrandissement au terme d’un projet ayant débuté en 2008 avec l’acquisition de terrains. “La réalisation de ce projet permettra le maintien de l’intégralité écologique et générera des retombées socioéconomiques importantes”, lit-on.

Présidente de la Table d’harmonisation du parc national du Mont-Orford, Marie Boivin rappelle que le travail préparatoire est finalisé, que les parties concernées sont prêtes à aller de l’avant et que la population attend impatiemment ce projet pour en profiter depuis les audiences publiques de 2023.

“L’officialisation de cet agrandissement est une étape indispensable pour assurer la protection de la biodiversité et l’intégrité des écosystèmes, enchaîne Mme Boivin en nageant dans l’incompréhension. L’absence de ce décret prive ces territoires de la protection qu’ils méritent et les rendent vulnérables.”

Le manque de crédits suffisants pour financer les investissements nécessaires est avancé comme raison. La difficulté d’intégrer le lac LaRouche (privé) à l’intérieur du parc public serait une seconde explication. Marie Boivin aurait préféré conserver le lac LaRouche dans le parc. Elle tourne maintenant la page et souhaite que le gouvernement procède le plus rapidement possible.

L’agrandissement prévu est d’une superficie de 48 kilomètres carrés supplémentaires, ce qui représente presque le double du parc actuel.

La MRC du Val-Saint-François a également adopté une résolution semblable, en juin dernier.