Sauvetage à haut risque réussi au parc national du Mont-Orford

FAITS DIVERS. Deux randonneurs ont été secourus à l’issue d’une opération de sauvetage à haut risque hier après-midi, au parc national du Mont-Orford, qui a notamment nécessité le déploiement de plusieurs secouristes et d’un hélicoptère de la Sûreté du Québec (SQ).

Les deux victimes, âgées dans la vingtaine, avaient décidé de s’aventurer dans le sentier des Crêtes, malgré le fait que ce dernier est fermé pour la saison hivernale. Une décision qu’ils ont vite fait de regretter puisque non loin du sommet, les randonneurs ont appelé les services d’urgence en détresse, comme l’explique le directeur du Service de sécurité incendie de Magog, Daniel Comeau. “Ils étaient gelés et incapables d’avancer davantage, alors ils ont demandé de l’aide. Il a fallu agir rapidement puisque non seulement la situation était à risque pour les deux victimes, mais elle l’était également pour nos pompiers en raison de la distance à parcourir, la température glaciale, la tombée de la noirceur et le défi technique de faire ce sentier avec l’équipement nécessaire. “

En combinant tous ces facteurs aggravants, le chef aux opérations en devoir a pris la décision de faire appel à un hélicoptère de la SQ. Une demande qui a été faite par l’entremise de la Régie de police de Memphrémagog.

En attendant l’arrivée de l’aéronef, des pompiers des services incendies de Magog et Eastman ont tout de même entamé l’ascension, dans des conditions météo très ardues. “L’ascension à elle seule a duré environ 90 minutes. Un des pompiers s’est détaché du groupe et est arrivé en premiers aux victimes qui étaient tout de même en bon état, malgré le fait qu’elles présentaient des signes précurseurs d’une hypothermie”, soutient le directeur.

Les deux personnes, un homme et une femme, ont été hissées à bord de l’hélicoptère à l’aide d’un treuil avant d’être ramenées au bas de la montagne, où elles ont été prises en charge par les services d’urgence.

Pour leur part, les secouristes ont eu besoin d’environ une heure pour redescendre jusqu’au poste de commandement. “Heureusement, tout s’est bien terminé pour les victimes ainsi que pour les intervenants, qui ont fait un travail remarquable dans des conditions qui étaient vraiment difficiles. Je peux dire qu’ils ont eu froid et qu’ils étaient très fatigués. En hiver, les températures peuvent changer très rapidement, surtout en montagne. Alors vaut mieux jouer de prudence et d’éviter des endroits à haut risque, car les dangers sont bien réels”, conclut Daniel Comeau, en remerciant tous les partenaires pour leur “précieuse” collaboration.