Une réaction allergique donne raison à deux individus qui ont enfreint le couvre-feu

Par Pierre-Olivier Girard
Une réaction allergique donne raison à deux individus qui ont enfreint le couvre-feu
(Photo : Depositphotos)

MAGOG.  Pour des raisons de santé, deux hommes qui avaient reçu une amende de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) pour avoir enfreint le couvre-feu l’an dernier ont réussi à la faire annuler.

La juge Tanya Larocque, de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec, a donné raison aux deux amis qui contestaient leur contravention, imposée lors d’état d’urgence sanitaire. Les deux hommes se trouvaient dans un véhicule lorsqu’ils ont été interceptés par un policier de la RPM sur la rue Merry, à Magog.

Le patrouilleur a alors constaté, grâce à la plaque d’immatriculation, que le propriétaire de la voiture demeurait à Montréal. Au moment des faits, en mars 2021, la grande métropole était toujours en zone «rouge». Ainsi, même si l’Estrie se trouvait quant à elle en «orange», les deux visiteurs étaient soumis aux règles de leur lieu de résidence, dont celle de respecter un couvre-feu de 20 h à 5 h. 

Toutefois, l’un des deux contrevenants a justifié cette sortie illégale par le fait que son ami subissait une réaction allergique. Ayant déjà eu des antécédents pour des réactions similaires ayant nécessité un auto-injecteur d’adrénaline (EpiPen), ils ont aussitôt décidé de se rendre à la pharmacie pour se procurer des médicaments appropriés. C’est d’ailleurs à quelques mètres du stationnement de la pharmacie qu’ils ont été interceptés. Et comble de malchance, ils n’ont même pas pu s’y rendre puisque l’établissement avait fermé ses portes lorsque le policier les a autorisés à quitter les lieux, à 20 h 59. Heureusement, les symptômes de la victime ne se sont pas aggravés et les rougeurs et les picotements à la gorge se sont estompés le lendemain.

«Le défendeur est le propriétaire du véhicule. Il est cohérent qu’il accompagne son ami, car son état de santé risque de s’aggraver et il n’est pas prudent de le laisser conduire le véhicule seul dans cet état. Donc, les défendeurs démontrent, par prépondérance de preuve, qu’ils bénéficient d’une exemption prévue au décret», peut-on lire dans la décision rendue le 13 mai dernier.

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