Une première erreur en carrière pour un pharmacien qui lui coûte 4000 $

Par Pierre-Olivier Girard
Une première erreur en carrière pour un pharmacien qui lui coûte 4000 $
Les faits à l'origine de la plainte remontent en avril 2021. (Photo : Getty Images - FatCamera)

SANCTION.  Un pharmacien ayant travaillé à Magog a reçu une sanction de 4000 $ de l’Ordre des pharmaciens du Québec après avoir reconnu son erreur d’avoir remis le mauvais médicament destiné à un bambin.

Dans une décision rendue le 12 décembre dernier, on apprend que le pharmacien qui était à l’emploi de la pharmacie Francine Robert (succursale Principale Ouest) – mais qui a démissionné depuis – devait remettre de la morphine qui était prescrite à l’enfant de 17 mois, à la suite d’une chirurgie.

Ce sont plutôt des comprimés d’hydromorphone, un produit de cinq à dix fois plus puissant que la morphine, que le pharmacien a donné au père de l’enfant en avril 2021. Le papa a d’ailleurs rappelé plus tard dans une autre pharmacie de la succursale, s’inquiétant de voir son bébé qui était amorphe, en plus d’avoir eu des vomissements et des tremblements après avoir consommé la médication.

L’enfant a d’ailleurs dû être hospitalisé pour une nuit en raison d’une surdose d’opiacé. Heureusement, l’enfant a bien dormi à l’hôpital et retrouvé son état normal après une nuit de sommeil. Dès le lendemain, il était de retour à la maison.

Dans sa décision, l’Ordre des pharmaciens du Québec souligne le caractère «intrinsèquement grave» de l’infraction et qu’il n’est pas nécessaire qu’il y ait eu des conséquences néfastes pour en constater la gravité. À l’inverse, l’Ordre précise que le pharmacien a reconnu les faits, collaboré à l’enquête et n’a aucun antécédent judiciaire, lui qui pratique depuis plusieurs années. Le professionnel a également adressé des excuses aux parents et a été bouleversé par les événements ayant mené à la plainte. 

«Dans le cas d’un patient vulnérable, tel un bébé ayant subi une chirurgie, le pharmacien doit être particulièrement vigilant et poser des questions. Par exemple, le fait de questionner les parents sur le poids de l’enfant peut être de nature à amener le pharmacien à éviter des erreurs», lit-on dans la décision. 

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