Un demi-million de dollars en jeu au Palais de justice

Un demi-million de dollars en jeu au Palais de justice

Ces deux quadruplex de Magog (rue Principale Est) sont au cœur d’un litige juridique entre un propriétaire et dix sous-contractants qui réclament d’être payés plus de deux ans après la fin des travaux.

Crédit photo : Photo Le Reflet du Lac - Dany Jacques

JUSTICE. Dix commerces et le propriétaire de trois immeubles à Magog s’affronteront lors d’un procès en juin au Palais de justice de Sherbrooke. Le groupe réclame le paiement de ses factures qui s’élève à 500 000 $, tandis que le propriétaire estime, à l’inverse, qu’il n’a pas à payer pour des travaux mal supervisés et mal exécutés.

Pierre-Olivier Martin se trouve au cœur de ce débat. En 2015, il a entrepris la construction de trois immeubles sur la rue Principale Est, à Magog (adresse 1617 à 1719). Serge Boucher a accepté le mandat de gestionnaire du chantier, tout en confiant la réalisation de certains travaux à neuf autres spécialistes de la construction et de la rénovation.

Selon la requête déposée par les dix sous-contractants, les tracas ont rapidement commencé quand M. Martin n’aurait pas été disponible pour prendre des décisions pendant la construction. L’entrepreneur général aurait pris des initiatives pour accélérer la cadence afin de s’assurer que les locataires entrent dans les logements pour le 1er juillet, lit-on dans les documents juridiques.

Du 11 au 18 juin, les deux camps s’expliqueront devant le juge sans jury. Les deux parties demeurent campées sur leurs positions après une saga amorcée à la fin 2015.

Le groupe déplore les comptes en souffrance. Il réclame la vente des immeubles pour pouvoir se faire payer. En d’autres termes, les commerçants demandent tout simplement d’être payés pour des services rendus.

À l’inverse, Pierre-Olivier Martin réplique en disant que les travaux avaient été mal réalisés. Dans un autre document juridique, il énumère une longue liste de travaux qu’il juge insatisfaisants et qui totalise 335 000 $. Il reproche notamment le non-respect de plans, de gouttières mal posées ou de l’installation de douches en vinyle plutôt qu’en céramique.

M. Martin assure également que le groupe a fait affaire avec la compagnie Bâtiment BMP, qui, selon lui, ne lui appartient pas.

À ce sujet, le groupe prétend que le propriétaire sème volontairement la confusion avec de multiples compagnies associées à son nom, incluant celle ayant commandé les travaux à Magog.

Me Antony Leclerc, qui défend le groupe de sous-contractants, préfère ne pas commenter ce litige sur la place publique.

Jonathan Warin, qui représente M. Martin, n’a pu être joint pour commenter l’affaire.

Noms des commerces impliqués

Plomberie St-Luc (Saint-Jean-sur-Richelieu)

Christopher Bélanger (La Présentation)

Construction Serric (Saint-Marc-sur-Richelieu)

Céramique Noka (Shefford)

Entreprise Doco (Saint-Jean-sur-Richelieu)

TGV1 Composites (Saint-Hyacinthe)

Serge Boucher (Bromont)

Flor Déco (Magog)

9034-3948 Québec Inc. (Bromont)

9267-1171 Québec Inc. (Dunham)

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alain milette
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alain milette

Je ne sais pas si le propriétaire s’est trouvé quelqu’un pour l’entretien des terrains car en date de lundi dernier, ça faisait dur avec le gazon long. Toute une vitrine à l’entrée de la Ville. D’ailleurs tout ce nouveau développement semble douteux en terme de planification et respect des normes en vigueur surtout que l’autre promoteur a demandé une modification au règlement de zonage à la MRC et de lotissement alors qu’on vient tout juste d’ouvrir ce secteur. Il faut aussi mentionner qu’aucune mesure de rétention des sédiments et contrôle de l’érosion des sols en période de construction n’est appliquées… Read more »