Vincent Vallières en quête du grand mystère pour la neuvième fois
MUSIQUE. Après avoir lancé l’été dernier un album réunissant quelques-uns de ses plus grands succès en carrière, l’auteur-compositeur-interprète Vincent Vallières propose maintenant un voyage musical plus ancré dans le moment présent, avec un neuvième opus intitulé “Les saisons, les secondes”.
Lancé officiellement vendredi dernier (14 novembre), cet album composé de onze nouvelles créations se veut un moment des plus intimes avec Vincent Vallières qui, au rythme des mélodies, raconte les hauts et les bas de la vie et le dur constat du temps qui passe, sans que l’on puisse, parfois, le rattraper.
À travers ses compositions, le Magogois laisse aussi place à la réflexion et à la rétrospection, où les questions sans réponse sont autant révélatrices que les certitudes. “Il y a beaucoup de “je” dans mes chansons, mais ce sont principalement des histoires inspirées par des personnages qui arrivent au carrefour de leur vie et qui mesurent tout le chemin parcouru. Comme dans la chanson «Salut Lacasse», si tu ne le fais pas là ton film, si tu ne pars pas là ta compagnie, si tu ne l’écris pas maintenant ton livre, tu vas le faire quand? Il y a aussi ce besoin, à un certain moment dans sa vie, de retourner à des trucs fondamentaux comme l’amour, la famille et les amis, et c’est ce que raconte cet album”, partage Vincent Vallières.
Le principal intéressé soutient que le contexte politique actuel, fort polarisant, a influencé son écriture et ses récits. Toutefois, il n’avait pas envie d’utiliser sa plume artistique comme outil de dénonciation ou de revendication, préférant plutôt y aller de sous-entendus ou de mots méticuleusement choisis pour laisser libre cours à l’imagination des auditeurs.
À l’inverse, la particularité du monde actuel l’amène à être encore plus conscient de la fragilité sur laquelle reposent les victoires du passé entourant les libertés, les droits et les équités. “Quand on ouvre le journal, on a l’impression que tout est en train de glisser entre nos doigts. Quand l’idée même de la démocratie est attaquée, ça n’a pas le choix d’avoir un impact dans nos relations. Et moi, ça me permet de bien mesurer la chance que j’ai d’être ici en train de faire une entrevue et d’avoir une longue tournée de 80 shows qui m’attend. Avoir des tribunes de cette qualité pour s’exprimer, je pense que l’on ne peut plus tenir cela pour acquis désormais.”

Voici la pochette de l’album “Les saisons, les secondes” qui a été lancé le 14 novembre dernier. (Photo gracieuseté)
Au service du pouvoir de la musique
Cumulant plus de 25 ans de carrière, Vincent Vallières affirme que chaque nouvel album est un peu comme un saut dans le vide puisque la réponse du public est tout, sauf une science exacte.
Même si le dévoilement de ses deux premières chansons dans les derniers mois a connu un beau succès, soit «Je marche comme on tombe» et «Sarah», il n’a aucune idée qu’elle trace laissera “Les saisons, les secondes”” dans le paysage musical québécois. “Il y a une grande part de mystère dans mon métier qui est le même aujourd’hui que lorsque j’avais 14 ans. Quand tu écris une toune et que tu la lances dans l’univers, tu sais jamais où elle s’en va. Et c’est peut-être pourquoi que ça me touche autant quand une personne me confie avoir été frappée par une de mes chansons. C’est dur de décrire le sentiment que ça procure, mais il y a une intimité dans ce rapport qui est vraiment singulière et propre à la musique.”
Alors qu’il parcourera le Québec avec ses fidèles musiciens au cours des deux prochaines années, Vincent Vallières promet un spectacle qui saura plaire autant aux fans inconditionnels qu’à ceux qui s’intéressent pour la première fois à son oeuvre. «Je veux que ça soit un spectacle ancré dans le temps présent. J’ai envie de mettre de l’avant certaines nouvelles chansons en faisant en sorte que d’autres, plus connues, les rejoignent pour créer une sorte de trame narrative du début jusqu’à la fin. On veut aussi miser beaucoup sur le visuel, avec les éclairages, pour transporter le public dans notre histoire», mentionne l’artiste.
Le premier passage de cette nouvelle tournée au Vieux Clocher de Magog, qui aura lieu le 21 mars prochain, affiche déjà complet, mais il reste encore des billets pour sa supplémentaire prévue le 16 août 2026. Pour se procurer des billets ou son allbum: www.vincentvallieres.com.
Des collaborateurs fidèles au poste
Pour cet album, Vallières s’est entouré d’amis de longue date, soit Olivier Langevin (Galaxie, Mara Tremblay, Gab Bouchard) à la guitare électrique, Andre Papanicolaou à la guitare électrique et à la basse ainsi que Simon Drouin à la batterie. On retrouve également Pierre Girard (Daniel Bélanger, Elisapie, Philippe Brach) à la prise de son et mixage ainsi que Marc Thériault (Le Lab Mastering) au matriçage.
