Un premier album à l’image de Priscillia Quirion

CHANSON. En baptisant son premier album Intelligence arti-ficelles, la chanteuse Priscillia Quirion a voulu faire un clin d’œil à l’omniprésence du numérique (dont ChatGPT) dans notre ère moderne, tout en rappelant que ses chansons, elles, sont bel et bien inspirées du monde réel.

Lancé en grande pompe à la microbrasserie Octave (Magog) le 29 octobre dernier, et disponible sur toutes les plateformes numériques à compter d’aujourd’hui (31 octobre), Intelligence arti-ficelles a été entièrement composé par l’artiste magogoise.

Et en parcourant sa vie parfois rocambolesque, on peut se demander si les neuf pièces ne sont pas toutes autobiographiques. “La plupart de mes chansons sont nées de mes imperfections”, confie d’ailleurs la flamboyante rouquine.

L’album Intelligence arti-ficelles est disponible sur toutes les plateformes numériques depuis le 31 octobre.  (Photo – Julien Faugère/Graphisme – Stéphane Lamontagne)

D’entrée de jeu, avec Ils rêvent, Priscillia Quirion reconnaît avoir été déchirée – et prise de remords – il y a quelques années, en mettant sa carrière musicale de côté pour se consacrer à son rôle de mère.

Avec le recul, elle confesse aussi s’être sentie “Pitoyable” lors de sa première déception amoureuse il y a près de 15 ans. “Si le mot pitoyable n’existait pas, on le remplacerait par Priscillia”, fredonne-t-elle avec humour.

À l’inverse, vous risquez d’avoir l’œil humide en écoutant la bouleversante pièce J’te le dirai pas, qui témoigne de la détresse d’une femme dont le conjoint est condamné par le cancer. “J’ai déjà été proche aidante et c’est la seule chanson que j’ai écrite en pleurant comme un bébé”, avoue-t-elle, tout en rappelant que la vidéo de cette histoire avait permis récemment de récolter 22 000 $ pour la recherche sur le cancer.

Priscillia Quirion s’était fait connaître en 2004 lors du défunt concours Les Découvertes de la chanson de Magog. (Photo Le Reflet du Lac – Archives/Patrick Trudeau)

20 ans plus tard

Mijoté et désiré depuis belle lurette – plus de 20 ans après sa première apparition au concours Les Découvertes de la chanson de Magog – cet album de Priscillia Quirion a bien failli ne jamais voir le jour.

Il aura fallu une bonne dose de courage et la rencontre de collaborateurs inspirants, dont son gérant Mario Turcotte en 2022, pour repartir la machine. “Certains ont cru en moi quand j’avais deux genoux à terre, et m’ont aidée à me relever”, décrit-elle sur un ton reconnaissant.

“Cet album est le fruit de plusieurs nuits blanches et de nombreuses heures de travail de dernière minute. Une semaine et demie avant le lancement officiel, les albums (sur clé USB) n’existaient même pas physiquement”, lance l’auteure-compositrice-interprète en riant.

Pour en apprendre davantage : priscilliaquirion.com