Un artiste de Magog brille à son retour en compétition en pyrogravure

TALENTS. Un artiste de Magog, spécialisé dans la pyrogravure, a fait parler de lui pour les bonnes raisons lors d’une compétition d’envergure en Ontario, où ses créations se sont distinguées parmi plus de 400 oeuvres d’art.

Jean-François Burton, qui est également le fondateur de Symbolic Art QC, s’est vu décerner des deuxième et troisième places, en plus de mériter deux mentions honorables. Un accomplissement qui était significatif pour le Magogois, qui effecutait un retour à la compétition après une pause de plus de douze ans.

«C’est la première fois que je présentais des oeuvres plus personnelles avec mon propre style, qui réunit mes trois passions, soit la pyrogravure, la spritualité et l’art polynésien. En participant à cette compétition qui se tenait à Waterloo, en Ontario, je pensais que j’allais bien m’en sortir, mais on ne sait jamais et il y avait beaucoup de gens très talentueux», partage celui qui est peintre de métier.

Cette pièce réalisée principalement en pyrogravure a valu à l’artiste une deuxième place au classement. (Photo gracieuseté)

Il faut dire que M. Burton possède un palmarès plutôt impressionnant dans le domaine, lui qui a participé à bon nombre de compétitions du genre entre 2002 et 2013 dans la région d’Ottawa. Il a même réussi, après plusieurs tentatives, à détrôner la championne en titre à l’époque.

Un titre qu’il conservera à son tour durant quelques années. «Tout a commencé en 2000 lorsque j’ai eu comme rêve de créer une table avec des dessins brûlés dessus. À l’époque, je ne savais même pas que ça s’appelait de la pyrogravure. Comme dans tout ce que j’entreprend, j’ai appris et avancé une étape à la fois. Et cette passion m’a même amené dans le monde du tatouage.»

Évidemment, chaque oeuvre est un cas d’espèce. Mais à titre informatif, la pièce sur laquelle on distingue une statue polynésienne (tiki) a nécessité une trentaine d’heures de travail. «Je le fais avant tout par plaisir, car c’est très difficile de gagner sa vie avec son art. J’aime aussi en offrir à des personnes qui sont significatives pour moi. Récemment, j’en ai donné un aux pompiers parce quand j’étais jeune, ma famille n’avait pas beaucoup d’argent. Alors, ce sont eux qui venaient porter des jouets à Noël. Après toutes ces années, je me suis dit que c’était à mon tour de leur offrir un cadeau», conclut le principal intéressé.

Pour en apprendre davantage sur Jean-François Burton, il suffit de suivre la page Facebook «Symbolic Art Qc».

Cette création, inspirée de l’art symbolique et des motifs polynésiens, a nécessité une trentaine d’heures de travail. (Photo gracieuseté)